
À Vif
Titre original:
The Brave One
Film américain de
Neil Jordan (2008)
Avec
Jodie Foster,
Terrence Howard et
Naveen Andrews
Une production
Joel Silver.
Une vie détruite
Erica Bain est une New yorkaise sans histoire, la quarantaine, présentatrice radio, possède un chien nommé Curtis, et est fiancée de son état. Chaque matin, elle anime une rubrique ou elle fait part d'une manière poétique, de ses expériences à travers les rues de la Grosse Pomme (New York ndlr).
Le film commence sur ce qui est censé etre le plus beau jour de sa vie, ou son fiancé,
David, se décide à lui demander sa main.
Le soir en rentrant chez eux avec leur chien, ils se font brutalement agresser par des cailleras, qui filment la scènent sur leur portable pour la mette sur youtube ou dailymotion et qui, en prime, ne se gènent pas pour voler leur chien.
Trois semaines plus tard, Erica se réveille de son coma pour apprendre que son ex futur mari n'a pas survécu. Aterrée par la nouvelle, elle se rend au poste de police le plus proche pour porter plainte, comme le fait n'importe quel citoyen. Seulement, désemparée par la lenteur et le dédain d'un système juridique qui n'en a rien à foutre de l'Individu, elle se décide finalement à essayer de se faire justice elle même. C'est ainsi qu'elle s'enfoncera peu à peu dans le Crime.
Prète à tout et n'ayant plus rien à perdre, une amitié nouvelle avec le détective
Sean Mercer, qui s'était occuppé de son dossier 3 semaines plus tot, l'empèchera de sombrer totalement. Elle mènera alors une double vie entre sa convalescence émotionnelle le jour et sa quète de vengeance la nuit.
Vous allez payer !
À vif est un pur film sur la vengeance, au sens Monté Christien du terme ! La Vengeance avec un grand V, celle qui se mange froid, celle que l'on prépare longtemps à l'avance. La vengance de quelqu'un qui n'a jamais rien fait à personne et qui se demande pourquoi ces trucs là lui sont arrivés, "pourquoi moi ?"
Une femme heureuse et comblée à qui on a tout pris, décide de passer du coté obscur de la Loi. On suit petit à petit son enlisement dans le milieu de la petite pègre et sa descente dans les "bas fonds" de New York. D'abord d'une maladresse presque touchante, elle finit par perdre sa virginité criminelle et tue bandit sur bandit. Ses meurtres spontanés, sans savoir faire ni marque de fabrique, uniquement sur les criminels, ont tot fait de suciter l'admiration des citoyens mais embrouillent totalement la police. Eux n'ayant aucune référence à laquelle se fier, aucun profil identifiable.
Quelqu'un de tout à fait ordinaire qui arrive soudainement à un point de non retour, et qui se dit "je vais prendre moi meme les choses en main", le genre de gars qu'on remarquerait meme pas. Tel un Charles Bronson, dans
Un Justicier dans la ville cherchant à venger la mort de sa fille ou un
American Ninja voulant venger sa femme (euh, moins culte çuila..) elle tue froidement ses ennemis, ou ceux qui viennent juste lui faire chier, ou ceux qui font juste chier en général. Car tel un
Jigsaw ou un Kira, elle se fait à la fois juge et bourreau des criminels quels qu'ils soient, ceux qui ne méritent pas de vivre, comme dirait Jigsaw, et les condamnent à mort après un procès expéditif !
Sur son chemin, elle rencontrera Mercer, un "bon flic" plutot paradoxal puisqu'à la fin on se rend compte qu'il possède effectivement un sens de la justice, non pas au sens juridique du terme, mais de "ce qui est juste". Une fin qui vaut à elle seule le détour. Une fin qui nous rassure au fond de nous même puisque de toutes façons, une fois le film commencé, on savait qu'elle allait tuer ces p'tits enfoirés.
Une apologie de la violence, de la vengeance, de l'œil pour œil, ou du cinquième amendement, celui qui stipule que tout citoyen ricain a le droit de tirer si ses biens personnels ou sa vie sont en danger. On pourrait lui reprocher sa linéarité Une sorte de masturbation mentale pour le réalisateur et pour tous ceux qui aiment les films de vengeance à la Clint Eastwood ou Charles Bronson, ou pour tous ceux pour qui ce style constitue une thérapie, tous ceux qui aiment que ça finisse bien, que les enfoirés meurent à la fin... Comme susdit, on connait déja la fin avant d'avoir vu le film.
Version française.
Rien de particulier à signaler sur la VF. Jodie Foster se double elle même comme d'hab, quitte à foutre au chomage celle qui s'en occuppe depuis le Silence des Agneaux. Par contre prestation plutot moyenne de Marc Saez, voix de Naveen Andrews. Peut ètre qu'il n'a pas eu le temps de prendre pleinement possession du perso vu son faible temps d'apparition à l'écran contrairement à LOST ou Moïse. Ça ne peut pas être parce que l'acteur est mauvais en tout cas ! Mais ça risque de faire parler les mauvaises langues...
Générique de fin.
À vif est à l'image du personnage principal: violent, froid et qui ne fait pas de concessions... Et qui pourtant nous ressemble. Sa double vie nous rapelle constemment qu'elle n'est qu'une simple citoyenne américaine comme les autres, et à la fin, puisque tout est accompli, elle redevient une simple veuve qui cherche à se reconstruire dans toute la normalité de la chose...