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LOVE HINA

Tout d’abord, Love Hina, c’est un shonen, dessiné par Ken Akamatsu, et le manga a été complètement traduit en France par Pika.


Présentation rapide du manga

Love Hina, c’est l’histoire de Keitaro, 19 ans, qui n’a eu qu’une seule histoire d’amour dans toute sa vie (il y a 15 ans). C’est un raté complet: il est très maladroit, mais il essaye depuis deux ans d’entrer dans l’école la plus prestigieuse de Tokyo : Todai, sans succès.
Pour économiser un loyer, il se rend à la pension Hinata, car il savait que sa grand mère en était la propriétaire. Malheureusement, il remarquera bien trop tard que l’établissement était exclusivement réservé aux filles. C’est néanmoins là qu’il rencontre Naru, une belle étudiante super douée, qui rêve aussi d’entrer à Todai.
Après quelques scènes de fan service, de quiproquos assez gênants, et d’un acte de propriété destiné à Keitaro plutôt inattendu, Keitaro deviendra malgré lui le gérant de la pension Hinata.

Je ne vais pas raconter toute l’histoire, ni présenter tous les personnages. Pour en savoir plus, je vous conseille vivement de lire la série, pleine de gags, de rebondissements, de…
Sans plus attendre, voici la critique de ce manga :


Papa, pourquoi la fille elle est toute nue ?

Commençons par ce qui intéresse le plus certains dans Love Hina : Le fan service ! Il est à peu près omniprésent dans le manga, tellement qu’il devient presque banal à la fin. Souvent, le fan service est utilisé pour « cacher » les faiblesses de l’histoire, mais là, il est vraiment très bien maitrisé. Non pas gratuitement, les scènes ecchi sont le plus souvent utilisées pour l’humour. Les gaffes de Keitaro ne sont souvent pas sans conséquences dans son entourage, et il peut arriver qu’il se retrouve dans des situations bien peu orthodoxes. Ensuite, puisque le fan service est très souvent suivi d’un gros pain mythique dans la gueule hilarant, on en redemande !
Bien sûr, le fan service est aussi efficace pour attirer les curieux. Mais on est forcé de constater que tout le monde est à la suite hypnotisé par la tournure de l’histoire.

Des personnages hauts en couleur, Love Hina en a. Toute la pension Hinata en est remplie. Entre la kendoka folle furieuse, la fille avec des manières de grand père, l’étrangère surexcitée fan de technologie et de bananes, et la petite fille toute mignonne qui pleure pour rien, on en a pour tous les goûts.
Ce qui est extrêmement intéressant dans Love Hina est de voir évoluer tous les personnages au fil des volumes. Et avec quelques nouveaux personnages qui viennent ajouter de nouvelles fraîcheurs, on est jamais lassé de cette série !


Entre révisions, rigolades, et voyages.

En plus des personnages, on peut apprécier les différentes situations : on assiste aux révisions mouvementées de Naru et Keitaro, l’action est aussi souvent déplacée très très loin de la pension, pour nous faire découvrir de nouveaux espaces comme Pararakelse, Okinawa, le royaume du Molmol,…
En plus, comme le manga est temporisé, on peut apprécier les changements de saison, et ainsi, on participe aux différentes fêtes qui sont organisées par la pension. Même si ces évènements peuvent paraîtrent répétitifs, Ken Akamatsu arrive à nous surprendre.
AHAHAH ! Love Hina, c’est drôle. On se poile vraiment devant notre manga, avec notre Keitaro si gaffeur, et pourtant presque immortel, tant il a déjà été propulsé dans les airs suite à des « Tekken punch » de Naru. Sû est aussi un personnage très marrant, qui saute partout, énerve tout le monde, invente des objets débiles, le tout avec une bonne humeur exacerbée.
Un des points forts du manga : ça change ! Avec tous les voyages à l’improviste, les évènements bizarres, et les changements de décors, on peut ainsi esquiver tout scène répétitive. On a même un volume (presque) entier sans le héros : Keitaro !
Enfin un manga qui se termine ! Au bout de 14 volumes, l’aventure s’arrête. Et si certains sont déçus, moi je me réjouis d’avoir enfin une série complète, sans faille, sans ralentissements. Au lieu d’avoir 40 volumes de qualité inégale, nous avons ici un shonen dont l’ensemble des tomes forment vraiment un ensemble.


Passe moi les trames, assistant !

Love hina est extrêmement réussi visuellement parlant. Les dessins sont honnêtement très beaux, et le style de Ken Akamatsu se fait sentir dans toutes les pages. On assiste quand même a une évolution dans le dessin au fil des volumes, notamment dans les expressions, qui deviennent assez marrantes vers la fin. Le manga est entièrement réalisé avec des trames, et c’est parfois tellement bien fait, qu’on se demande pourquoi il n’est pas entièrement en couleur (d’ailleurs le tome 1 est sorti en couleur au Japon en peu plus tard) ! Les décors sont très détaillés, puisque l’équipe de Ken utilise des décors déjà pré-dessinés. Cette technique évoluera d’ailleurs avec Negima, le manga suivant de Ken Akamatsu, où c’est carrément la 3d qui est utilisée. Les dessins sont parfois carrément hilarants, notamment les animaux qui ont des têtes parfois mythiques, en particulier Tama, la tortue de sources chaudes qui a la capacité de voler.
Concernant l’adaptation française, et bien… Comme d’habitude ! Bien que comparée à d'autres maisons d’édition, pika se situe bien au dessus, on retrouve quand même les erreurs classiques du genre. Certaines répliques ne sont pas dans la bonne bulle, et il faut parfois réfléchir pour trouver le véritable sens du dialogue. Mais ce genre d’erreurs est quand même rare dans la traduction ! Car à part ça, c’est du bonheur ! Toutes les onomatopées sont traduites et remplacées, et tant mieux ! La lecture n’en est que plus agréable !


En conclusion…

Bwaaarffff ! Love hina, c’est bien. Avec une histoire très prenante, des personnages avec des caractères bien trempés, de l’humour omniprésent, et des pages extrêmement belles, on ne peut qu’applaudir ce manga qui n’a presque aucun défaut !
Pour terminer ce dossier complètement subjectif, je ne dirai qu’une chose : « Myu » !

écrit par Uxhiwa

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