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Transformers

Un film américain de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel

Genre : Action - Durée : 2H24 mn

Sortie le 25 Juillet 2007

Transformers est un phénomène. Série télévisée par excellence d’animation, produite par les Marvel et Sunbow Productions durant les années 80, l’événement manichéen met en place une histoire fictive de robots extraterrestres provenant d’une planète lointaine, qui pour des raisons de camouflage se sont empressés de développer la faculté de transformer leur apparence, aussi bien en véhicule qu’en diverses objets économiques.
En pleine mouvance des adaptations cinématographiques à électrochoc des produits dérivés, le projet Transformers, d’abord décrié et refusé, fut confier au retissant Michael Bay. Cinéaste pop-corn par excellence et l’un des plus grands réalisateurs du cinéma d’action moderne, chacun de ses films marquent une surenchère évidente de ses moyens financiers et d’ambition. Du moyen Bad Boys aux cultes Armageddon, en passant par le presque réussi The Island, on attend impatiemment le 7ème long métrage de ce cinéaste populaire.
Transposer les figurines Transformers sur grand écran a été le défi de Transformers. le producteur Lorenzo di Bonaventura explique que ce passage a fonctionné par étapes : "La mythologie et la longue histoire des Transformers nous ont inspirés. Nous avons tous réfléchi au moyen de les transposer à l'écran. L'ennui, c'est que personne ne pouvait réellement comprendre la nature de ce film si particulier avant que nous n'en montrions des images. Il a donc fallu commencer par développer une intrigue ? le versant "humain" du film, réunir la meilleure distribution possible, et enfin imaginer les effets spéciaux les plus palpitants. Ce furent nos premiers objectifs."
Confiant le rôle principal à l’étoile montante – et talentueuse – Shia Lebeouf, l’on ne pouvait que s’attendre à un déluge visuel prometteur, au sacrifice de tout le reste.
Et c’est chose faite. Monstre de technique et balayant littéralement tous les films précédents du réalisateur, Transformers s’inscrit comme l’un des représentants les plus puissants et stéréotypé du film d’action, dirait on de destruction, en habituelle période estivale.



Synopsis : Pour la maîtrise perpétuelle de l’univers s’engage une lutte sans merci entre deux races de robots extraterrestres : Les Autobots et les Decepticons.
Héros malgré lui, sur la belle planète bleue, le jeune Sam Witwicky, adolescent lambda et profondément classique devient l’ultime espérance de l’humanité. Entraîné avec l’une de ses amies par procuration, Mikaela, au cœur d’un affrontement terrible, le jeune espoir ne tardera pas à comprendre la devise de sa famille : « Sans sacrifice, point de victoire ».



Avis : Il suffisait d’être prévenu. Si l’on s’intéresse un tant soit peu à la filmographie du monosyllabique Michael Bay, et au scénario original pauvre de la série, l’on ne pouvait qu’attendre du produit final un nouveau film de destruction massive, misant sur la surenchère habituelle.
Le premier constat est donc tout d’abord visuel. S’offrant un budget astronomique, jamais les Autobots et les Decepticons n’auront paru aussi impressionnants sur grand écran. Les affrontements, bien qu’ultra clippé et souvent brouillons, sont d’une violence inouïe, et permettent à Michael Bay de faire ce qu’il fait le mieux, à savoir tout démanteler sur son passage.
On appréciera notamment le soin tout particulier apporté aux différentes transmutations de technologies, au design superbe (même si éloignés des originaux), des différents Transformers, et certains plans lointains particulièrement appréciables. Cette débauche d’effets spéciaux en continue ne relèvera alors d’aucun temps mort, partagé entre l’envie de scotcher sur le spectateur sur son écran, et l’effet d’abrutir, de temps à autre, la solde restante de nos neurones.
En effet, et c’est là que le film s’appose à de nombreuses critiques. Si, et on s’y attendait, le scénario tient sur un timbre poste, on regrettera la parfois trop appuyé ambiance buddy movie fournie par la prestation des Transformers, décidemment bien débiles pour des combattants, qui ne cessent de répéter leur nom en fournissant des blagues vaseuses à visée d’enfants en bas âge.
De même, le stéréotype global est régulièrement trop pesant pour ne pas être mis de coté par l’orbite – on le rappelle déjà explosée – du spectateur lambda. On y retrouve ainsi le héros malgré lui, néanmoins campé très agréablement par le très justement exploité Shia Lebeouf, la fille bonne mais superflue (Campé par la tout autant superflue Megan Fox), les soldats américains ultra patriotiques, les agents secrets de niveau Bac – 2 et les citoyens qui courent, qui crient, et jouissent ensemble.
Indépendamment de ça, la bande sonore, adulée pour certains, semble être ici en parfaite adéquation avec l’image, c'est-à-dire souvent tapageuse et violente. Et si elle se fond parfaitement sur bon nombre de moment, elle viendra souvent lasser le spectateur plus qu’autre chose.
Et cette liste de défauts pourrait s’agrémenter d’une centaine d’autres choses, entre incohérences superbes, idées déplacées, dialogues niais et séquences sur couché de soleil au dessus de tout, on fait finalement fi de tout ça d’une rare facilité, laissant place aux effets spéciaux.
Transformers est finalement là où on l’attendait. Pourvu d’un scénario ignoble, de dialogues crédules, d’une bande sonore affreuse, et d’une réalisation parfois overclippé, on en ressort satisfait.
Satisfait, parce que le film ne surprend pas. La dernière production de Michael Bay est sans conteste l’un des plus gros blockbusters estivaux du cinéma d’action, reprenant à son propre compte tous les clichés du genre. On exulte, on reste scotcher, on applaudirait presque la performance incroyable de la technique visuelle, s’il ne fallait pas directement aller se racheter un cerveau derrière.

Intérêt global du film : 3,25/5

écrit par Nunya

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