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» Tengen toppa Gurren Lagann


Titre original : Tengen Toppa Gurren Lagann
Studio : Gainax
Genre : Super Robot - Humour - Aventure
Format : 27 épisodes de 25 minutes
Licencié : Japon/États-unis/Royaume-Uni/Allemagne


Synopsis : L'histoire de Tengen toppa Gurren Lagann raconte les aventures de 2 hommes, Simon, le plus jeune des 2, et Kamina, la grande gueule du groupe, ne craignant rien au monde.
Depuis leurs plus jeunes âges, ils vivent, comme tout les autres humains, sous terre, sous forme de villages complètement isolés les uns des autres, et ne peuvent en sortir.
Simon a 14 ans, et c'est un des excavateurs de son village, appelé Jiiha. Les excavateurs, équipés d'énormes forets, ont pour fonction de creuser dans la terre, afin - entre autre - d'agrandir leurs villages et faire de nombreuses découvertes pouvant améliorer leurs conditions de vie.

Kamina est un jeune adulte habitant donc le même village que Simon. Toujours à l'encontre des lois du village, Kamina rêve de découvrir "l'extérieur", la surface terrestre donc, suite à un moment de sa vie où il vit la surface étant encore enfant, avec son défins père... Il forme donc la "Brigade Gurren" (Gurren Dan en VO) et essaie d'y parvenir par tous les moyens, même les plus loufoques...
Un jour, Simon trouva, en creusant, une clé en forme de foret. En parallèle, Kamina est arrêté par le chef du village pour son énième tentative de voir la surface... Continuant sans relâche ses fouilles terrestres, Simon découvre à sa grande surprise un "grand visage" encastré dans la terre.
Alors qu'il est lui aussi arrêté par le chef pour avoir désobéit, un robot géant ressemblant étrangement à une tête d'animal sur pattes, débarque dans le village par le plafond (donc laissant un trou vers la surface) et commence à le saccager.

Alors que tout semble perdu, Yoko, une bimbo prépubère de 14 ans courtement vêtu débarque elle aussi à son tour, afin cette fois ci de défendre le village en éliminant le robot.
Pas de chance, ses attaques sont peu efficaces. Simon, accompagné d'un Kamina enfin libéré, emmène Yoko dans un coin sûr et décide de l'emmener par la suite près du "Grand visage". Et comme par hasard, Simon découvre que la clé-foret active ce "grand visage" qui se révèle être un petit, mais puissant robot. Utilisant avec brio la puissance du nouveau mecha, Simon réussi à détruire le robot (Kamina en profitant pour le nommer "Lagann") et atteignit par la même occasion, la surface.

C'est alors qu'il découvre que cet énorme robot animalier n'est pas le seul qui existe. Ils sont nombreux à régner sur la surface, et se font appelés "Gunmen", dirigés non pas par d'autres humains, mais des créatures "humanoïdes", c'est à dire des créatures mi-homme, mi-bête, appelés "Beastmen". Voulant rendre service à Yoko, Simon & Kamina vont aider son village en se débarrassant avec succès de 3 Gunmen. Kamina en profite pour voler l'un des leurs, qu'il nommera Gurren, en référence à son ancien "clan". C'est alors que, prenant enfin conscience de la situation de soumission des humains par rapports au "Beastmen", nos 2 compagnons, accompagnés de Yoko et du mécanicien Leeron du même village, décident de partir ensembles pour le QG des Beastmen, et mettre fin à cette dictature et rendre la liberté de chaque être humain.



Avis : Si on m’avait dit, le 1er avril, que ce nouvel anime du fameux studio Gainax (Evangelion, pour n’en citer qu’un) qui débarqua à la télévision nippone, ferait parti des meilleurs animes de l’année, je n’y aurais jamais cru. Et pourtant, en partant de pas grand chose, au delà de la renommée du studio fondateur, au delà des premières impressions pas toujours enthousiasmantes, Gurren Lagann est finalement une excellente surprise de cette année 2007.

Sous couvert d’un scénario tout ce qu’il y a de plus classique pour un shonen moyen, se cache un univers particulièrement riche, fouillé et regorgeant de bonnes idées, faisant passer sans problème le cliché habituel du « Gentil héros contre les méchants pour sauver le monde ». Des personnages haut en couleurs, charismatique à souhait, imposant, effrayant, et même délirant pour certains, font que Gurren Lagann arrive sans conteste à se démarquer de la masse d’anime générique qui sort chaque année avec un chara design bancal/mauvais/ trop spécial pour plaire au plus grand nombre (rayez la mention inutile).

C’est d’ailleurs ce qui frappe dans un premier temps dans Gurren Lagann, le chara design. On oscille avec une facilité déconcertante entre un design classique mais efficace, un design parfois bien raté (Mon dieu, certains Beastmen font peine à voir) ou même un design des plus étranges, mais pas forcément désagréable (Le débile impulsif, mais terriblement tordant Attenborough avec sa face de clown !). L’anime n’oublie pas non plus les poncifs du genre, avec son lot de fan service remplit de filles courtement vêtues à grosse poitrine et de mecs aux muscles saillants, des Bishis comme le disent les groupies adolescentes.


Pour ce qui est du Mecha-Design, c’est le même constat. Gainax passe un peu par tous les styles possibles de design pour les robots de Gurren Lagann. Abordant par défaut un look original à base de « visage humain sur pattes », on y retrouve de nombreuses déclinaisons à la fois originales, loufoques et particulièrement réussis dans leurs ensembles. Du mecha au style quelque peu classique, mais classieux, on passe sans concession à des mecha au look bien plus particulier, à forme « animal » voir même pour certains, ressemblant carrément à des navires géants sur pattes. Je ne parle pas aussi de la possibilité du Gurren Lagann de fusionner avec d’autres Gunmen, donnant lieux à des transformations toutes aussi improbables que surprenantes. Bref, un point particulièrement réussi dans les 2 cas, qui contribue énormément à l'originalité de Gurren Lagann et en font une de ses grandes qualités.

Pourtant, globalement, la technique n’est clairement pas le point fort de Gurren Lagann. Un trait parfois irrégulier (Personnages moins détaillés, problèmes de proportion etc.) avec des passages où nos héros se voient soudainement moins bien dessinés que d‘habitude, ou même de manière générale avec des personnages secondaires, voir aussi avec les plus anecdotiques même, qui ne bénéficient pas vraiment du même soin apportés, ce qui personnellement fait tâche dans une série qui possède pourtant un paquet de qualité indéniable. L’épisode 4 est probablement le pire qui soit, avec une animation affreusement hachée et un dessin bâclé, rappelant le style du manga Beck, le lendemain d’une fête trop arrosée.
L’animation quant à elle, est tout de même d’un autre niveau, bien qu’elle ai parfois des ratés, pour des raisons « incompréhensibles », mais finalement presque « normal » pour une série de 27 épisodes, mais qui font encore une fois tâche dans des moments qu’on n’attend pas forcément... Heureusement, les moments les plus importants de la série n’en souffrent que rarement et assurent le spectacle, pour notre plus grand plaisir.

Et ces moments de plaisir, Gurren Lagann en regorge à chaque épisode. Pour ainsi dire, c’est un des rares anime à ma connaissance qui comporte autant de scènes drôles, « fortes » et émouvantes, de phrases cultes et même de personnages cultes, au travers des 27 épisodes. D’autant plus que Gainax a progressivement fait monter « la sauce » pour nous servir un final tout simplement mythique. Sans spoiler, j’ai rarement vu autant de passages aussi cultes, avec son lot de « bravoure » comme on les aime, de répliques qui font toujours mouches malgré leur coté super niais (Shonen oblige), de personnages qui se décident enfin à montrer toute l’ampleur de leurs charismes et surtout une ambiance en béton, grâce notamment à une musique en parfaite adéquation avec l'action.

Le générique de début met tout de suite dans le ton. De la pop-rock japonaise, chanté par Nakagawa Shoko, qui colle parfaitement à la série. Un opening, comme on dit dans le milieu, qui donne la pêche et nous place tout de suite dans l’ambiance décalée de la série. Probablement la raison principale pour laquelle cet opening restera le même sur 27 épisodes, seule la vidéo de fond changera en fonction de l’histoire. De manière générale, le reste de la bande-son de Gurren Lagann est du même acabit, tout en étant suffisamment varié pour ne pas lasser. Passant de sonorités « Électronique » à du Rap bien japonais, sans oublier quelques touches de piano et de musiques classiques, la BO de Gurren Lagann remplit parfaitement son rôle : accompagner avec brio chaque scène de la série. Je n’oublierais jamais les quelques passages de l’anime où les 2 musiques chantées par Nakagawa Shoko (L’une des 2 musiques étant le générique d’ouverture) s’y insèrent parfaitement et contribuant énormément à l’esprit épique de la scène en question. Je n’oublierais pas aussi cette fabuleuse scène de fin dans l’ultime combat de la série sur cette musique classique accompagné avec brio de chants d’opéra et de rap. Tout simplement mythique, aussi surprenant soit-il.

Au delà de la bande-son, on peut aussi compter sur un doublage d’excellente qualité. Certains diront « comme d’hab’ », mais il est important d’insister dessus. La série ne serait pas celle qu’elle est, si les doubleurs n’étaient pas aussi performants. Outre un choix résolument parfait des différentes voix (Avec des clichés, mais tellement efficace, tels que le grand méchant à la voix particulièrement virile, la jeune fille fragile, toute mignonne, mais à la voix tellement « aigue », tellement niaise, qu’on a des envies meurtrières à chacune de ses apparition), c’est vraiment l’intonation des voix qui frappent en premier le spectateur. Les doubleurs surjouent, mais dans le bon sens du terme. Pour être franc, j’ai beau être contre la prise de position de certaines personnes descendant systématiquement les versions françaises des animes et être le premier à vouloir d‘un doublage sur chaque séries, Gurren Lagann est une des rares animes dont j’ai du mal à imaginer une version française parfaite. Les doubleurs surjouent tellement, mais sont toujours aussi convaincants que je vois mal une chose similaire en français. Rien que les noms des super attaques criés par les personnages sont tellement parfaits, tellement juste à entendre que voir et entendre le héros gueuler « Giga Drill Breaker » avec une telle conviction, une telle puissance auditive rend certains passages véritablement jouissifs pour le spectateur. C’est la même chose avec les passages « émouvant » de la série, on s’y croirait presque (façon de parler), on souffrirait presque à la place des personnages tant ils sont parfaitement crédibles. Ce n’est qu’un détail, et ce n‘est pas le seul anime à être réussi sur ce point, mais c’est ce qui fait la force de Gurren Lagann et renforce le coté « grand spectacle » de la série.

Mais au delà de ce grand spectacle qui nous est offert, Gurren Lagann, c’est aussi un scénario original, qui évolue sans cesse et nous surprend à chaque instant. Encore une fois, sans trop spoiler, l'histoire prend réellement son envol à partir de l'épisode 7. Avant, l'impression globale est plutôt moyenne, avec un anime avec un bon background, mais au scénario superficiel (Le fond reste toujours "Gentils qui vont arrêter le grand méchant", mais est composé sur le moment de petites histoires sans grand intérêt se déroulant sur 1 voir 2 épisodes) et à la qualité technique aléatoire. Une sorte d'intro pas forcément mauvaise, mais un peu longue.


Puis à partir de l'épisode 7, c'est le début de "l'extase". Le scénario prend enfin tout son sens, et suit cette fois ci un vrai fil directeur, au travers de 3 "arcs" (3 scénario dirons-nous) successifs qui s'enchaînent parfaitement. C'est d'ailleurs un des points forts de Gurren Lagann, au contraire d'autres séries. Il n'y a peut être "que" 27 épisodes, mais tout tient parfaitement la route, tout reste cohérent depuis le début. Chaque détail est parfaitement pensé et à son importance tôt ou tard dans l'histoire. Je ne compte plus les nombreux rebondissements qui dynamisent constamment le rythme de la série et qui m‘ont mis « sur le cul » tellement de fois, car personne ne les attendait.

Parfois, en passant d’un « arc » à un autre, on a tendance à se demander s’il ne fallait pas que la série s’arrête là. Fort heureusement, cette mauvaise impression disparaît aussi rapidement qu‘elle n‘est apparue, car Gainax assure et ne lasse jamais le spectateur, en allant encore plus loin dans le délire et dans le background de l’univers de Gurren Lagann. A vrai dire, si je n’avais vu que le premier et le dernier épisode, je n’aurais jamais cru que c’était la même série. Gurren Lagann réserve son lot de surprise tout au long des 27 épisodes, et c’est probablement un de ses gros points forts et contribue énormément à son succès.

Gurren Lagann, série de l’année ? Probablement, même s’il n’est pas le seul au podium. Réunissant avec brio humour, action, émotion; avec un scénario finalement palpitant (Toute proportion gardée, on reste dans un Shonen quand même !) et un final monstrueusement génial, Gurren Lagann dépasse toute mes espérances. Je n’attendais rien de cette série et j’en ressors complètement conquis, de A à Z. Un anime culte, tout simplement.

Note générale : 4,5/5

écrit par Pso

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