SHONEN GAMING 
» Dark Sector


Éditeur: D3 Publisher
Développeur: Digital Extrêmes
Type: Action
Date de sortie: 11 avril 2008

Qui n’a jamais rêvé de découper des gens à coup de frisbee aiguisé ? Et bien c’est sur ce concept de Beach Bloody Sport russe, que Dark Sector propose de vous divertir. Avec son héros anti charisme contre des ennemis anti-capitalismes (c’est nul mais c’est juste pour la rime -_-).

Plus sérieusement, Dark Sector c’est l’histoire d’Hayden, agent secret psychotique de son état. Il est envoyé par son agence dans une petite bourgade russe dans laquelle un scientifique fou, Mezner, a eu la fâcheuse idée de lâcher un terrible virus datant d’avant guerre et qui transforme les infectés en monstres à la peau faite d’une sorte d’alliage métallique (genre Colossus des X-men mais en plus torturé). Durant le court prologue, vous affrontez des soldats envoyés pour contenir l’infection, jusqu’à tomber sur le dit scientifique, qui aura la bonne idée de vous infecter... A partir de là, vous n’aurez pas d’autres choix que de continuer à avancer, votre agence agitant l’antidote en guise de carotte. Le problème c’est qu’en chemin, vous allez mettre à jour une machination dont vous n’êtes que le pion.
L’histoire, sans être fantastique, a le mérite de rester assez intéressante mais aurait demandé à être un peu développé, ne laissant qu’un souvenir anecdotique. Elle est servie par son lot habituel de cinématiques, et laisse miroiter un « possible » deuxième opus. Après, le problème est qu’elle est servie par des rôles plutôt bas de gamme, avec un héros pas charismatique pour un sou. C’est simple, dés qu’on le voit, on a qu’une envie c’est de le voir dégager. Le reste du casting est quant à lui à la limite de la caricature pour certain personnages, mais bon, pas trop grave encore...


Booh! Je ressemble à rien et je plombe encore plus mon jeu... Qui pourtant mériterait mieux...


A présent le gameplay. N’ayant pas pu y jouer, mais à ce que j’ai pu en voir, le gameplay et la vivacité d’action est très proche d’un certain "Gears of War". Ainsi vous pouvez vous mettre à couvert derrière à peu prés tout et n’importe quoi, esquiver d’une roulade dans n’importe quelles directions, ou charger tête baissée comme un bourrin sans pouvoir faire rien d’autre que courir. Pour la tuerie, vous disposez d’un arsenal allant du pistolet au fusil mitrailleur avec un soupçon de lance-roquette, mais surtout, vous avez le "Glaive". Sorte de boomerang avec trois cotés tranchants, qui vous a "poussé" dans la main depuis votre infection (toujours mieux qu’un poil hein ! Encore une vanne à deux roubles -_-). Outre l’aspect purement "démembrement" de l’objet, il vous permet de ramener à vous des objets éloignés, et il est capable de s’imprégner de feu, foudre ou glace afin d’être plus efficace et peut être dirigé à distance par l’intermédiaire de la "SIXAXIS" (ce qui est aussi chiant que dans Heavenly Sword). Accessoirement il sert à la résolution d’énigme simple afin que vous ayez toujours un cerveau après l’extinction de la console (X3). Mais le glaive n’est pas le seul pouvoir que vous apporte votre infection. En effet, il vous sera aussi possible de crée un bouclier "psychique" qui renvoi les balles ou pour vous rendre invisible pendant un court instant. De plus, vous aurez la possibilité de vous livrer à des "finish kill" au corps à corps, permettant une mise à mort à base de membres cassés et d’éventrement. Hors de l’infection, il vous est possible de faire parler la poudre, mais seulement, les armes récupérés sur vos ennemis sont équipées de charges explosives détectant votre nature "spéciale", les rendant inutiles après quelques secondes. Afin d’avoir des armes utiles et customisables, il vous faudra vous rendre dans les marchés noirs, qui moyennant finance, vous permettrons de vous lâcher.


Glaive enflammé! Effets décuplés!


Après le jeu se découpe en une dizaine de chapitres de longueur assez aléatoire, mais comptez une bonne dizaine d’heures de jeu pour boucler le soft. Niveau IA, c’est pas du grand art, même si on a droit au strict minimum: se mettre à couvert, avancer, tirer et certain monstres qui restent des plus limités. La diversité est assez restreinte et on fait vite le tour de la palette d’ennemies disponible. Sinon, quelques fonctionnalités online avec quelques modes de jeu, mais j’avoue ne pas avoir tenté plus loin que la première partie, cette dernière n’étant pas des plus intéressante et soumise à des lags assez handicapants.


Une petite énigme pas compliquée à deux roubles, pour dire qu'on a quand même un cerveau ^^


Techniquement, le soft est tout à fait appréciable avec de beaux effets, des graphismes plutôt léchés. L’animation est de bonne facture même si elle côtoie quelques ratées. La plupart des environnements que vous traverserez seront sombres et mal famés, et auront la fâcheuse tendance de laisser un goût de déjà vue. Le level design est lui taillé pour l’action avec ses nombreuses zones pour vous mettre à couvert et étriper du vilain.

Si l’ambiance sonore est assez discrète en générale, elle se fait plus violente et accompagne bien l’action. Vous entendez très souvent vos adversaires hurler en russe, bien plus souvent de douleur... de même pour ce qui est des adversaires non humain. Le doublage français est plutôt moyen, avec des moments un peu mieux que d’ordinaire et d’autres carrément ratées.


Chérie... ça va trancher...


Mon avis :
Au final, Dark Sector pioche des idées un peu partout autour mais l’amalgame reste digeste, même s’il souffre d’un certain nombre de défauts, il n’en reste pas moins appréciable et fournit un divertissement simple avec des moments intenses tels que les affrontement avec les boss.

Les points positifs :
- les graphismes
- l’action nerveuse
- le gameplay

Les points négatifs :
- l’histoire, ses personnages (chara design)
- l’I.A
- le fait qu’il pompe un peu trop sur les petits copains.

Note finale : 13.5/20
écrit par Neobaka

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