Editeur: Capcom
Développeur: Capcom
Type: Beat'em all
Date de sortie: 08 février 2008
Débutée sur PS2, la série des Devil May Cry malgré ses petits défauts a su gagner les cœurs des fans de jeux d’action et de beat’em all. Cela est principalement dû au charisme du héros principal « Dante », demi-démon de son état, mais aussi grâce à son système de jeu nerveux, jouissif et classe au possible. Avec l’avènement de la next-gen, voila qu'arrive Devil May Cry 4, nouvelle mouture de la série introduisant au passage un nouveau personnage prénommé « Nero ».
Rappelons d’abord les faits. Il y a 2000 ans, le légendaire chevalier sombre Sparda s’est retourné contre ceux de son engeance, les démons. Brandissant l’épée qui porte son nom, il chassa ces êtres démoniaques de la surface de la terre et scella le portail vers le monde inférieur en sacrifiant ses propres pouvoirs. Vivant à présent tel un humain, il eu en s’unissant avec une humaine deux descendants, des jumeaux, Dante et Vergil.
Comme dit précédemment, le héros de la nouvelle mouture n’est pas à proprement parler Dante mais Nero. Ce dernier est un humain possédé par un démon. Ce faisant, son bras droit s’est transformé, mais ce dernier lui octroie une puissance surhumaine. Nero appartient à l’ordre de l’épée groupuscule religieux vénérant Sparda, comme un dieu et protégeant la ville de Fortuna des démons. Alors que Nero assiste à une messe de l’ordre, Dante apparaît en grande trombe tuant le chef de l’ordre et plusieurs de ses chevaliers. Nero se jette alors dans l’arène et affronte Dante, et lui tient tête avec panache grâce à son bras démoniaque. A la fin du combat, Nero découvre que les chevaliers qu’à tué Dante se révèlent être des démons. Nero va alors partir à la poursuite de Dante et en chemin découvrir la terrible conspiration de l’ordre qui est en faite prêt à tout pour atteindre un but au final des plus sombres.
Disons le tout de suite, le scénario n’est encore pas le point fort de ce DMC. Se réduisant finalement à une simple soif de pouvoir du grand méchant, une amourette entre Nero et Kyrie et l'intronisation de Nero en tant que chasseur de démon (par Dante), le tout par l’intermédiaire de Yamato (le sabre de Vergil). Pire encore ! Le scénario n’explique en rien la provenance du bras démoniaque de Nero, qui lui octroie un "devil trigger" (DT) ayant la forme et les attaques de Vergil et qui s’active grâce à Yamato. Enfin mis à part Dante qui est un monstre rempli de charisme et Nero, Trish et Lady (dont la présence est anecdotique) qui se situent un cran en dessous, le reste du casting s’en sort tout juste. La palme du plus moche revenant à Agnus qu’un internaute à comparé à Flagada Jones, ce que je trouve finalement pas si faux ! On remarquera aussi le bon dosage de la personnalité de Dante qui est un excellent mix du 2 et 3, lui donnant un coté bourru très abouti. L’impatience de la jeunesse, et le coté "chien fou" est laissé à Nero, mais de façon bien plus modérée que dans le DMC3.

Les "assaults", clin d'œil aux lézards de DMC1
Comme les deux personnages jouables sont radicalement différents, chacun aura droit à son paragraphe de gameplay.
D’abord enfonçons les portes ouvertes, oui Nero n’aura tout au long du jeu que son épée « Red queen », son flingue « Blue Rose » (anecdotique du moment qu’on n’a pas acheté le tir chargé) et le devil bringer (DB, son bras) pour se défendre. Bien sur Yamato est de la partie mais seulement en DT. Rassurez vous, cela ne nuit pas à son gameplay, entièrement basé sur un système de timing pour déclencher tel ou tel enchainement. Il suffit de marquer un temps-mort après une série de pression sur le bouton d’attaque pour enchainer l’ennemi d’une manière totalement différente. Ajoutez à cela "L’exeed", où il faut pour cela charger l’épée en pressant L2 (jusqu’à 3 niveau de charge) pour que vos coup se transforme en charges dévastatrices. Et si en plus vous pressez L2 avec le bon timing vous pouvez recharger l’exeed afin d’enchainer des coups surpuissants. De plus, le DB vous permet d’attirer un ennemi hors de portée jusqu’à vous, et il vous donne la possibilité d’exécuter une "chop" des plus efficaces variant selon l’adversaire. A noter que chaque boss après un certain nombre de coups encaissés devient vulnérable, vous permettant de placé une chop impressionnante et des plus efficaces. Enfin le DT permet de disposer de la forme spectrale du démon qui vous habite etqui attaque à vos coté rendant vos chop bien plus enragées.
Dante lui profite des améliorations de gameplay qu’il a subit au cours des divers épisodes. Et c’est avec plaisir qu’on retrouve le système de "style" initié par DMC3, à ceci près que l’on peu à présent changer de style à volonté par une pression de la croix directionnelle. Les 4 styles, Sword master, Gunslinger, Trickster et Royal Guard, vous permettent respectivement de vous concentrer soit sur le maniement de l’épée, des armes à feu, l’esquive et enfin la défense. Le but étant de naviguer entre les style afin d’obtenir le meilleur confort de jeu et le meilleur style. De plus Dante dispose de diverses armes, telle que « Rébellion » l’épée, « Gilgamesh » des gants de combat et « Lucifer » basé sur des épées spectrale explosives. Pour les armes à feu, on retrouve les célèbres pistolets de Dante, le canon scié et « Pandora ». Cette boite de Pandore prendra dans vos main 7 de ses 666 formes, dont 3 uniquement en gunslinger, mais pour une utilisation efficace, il vous faudra remplir une jauge de désastre au fur et à mesure des coups faits par les autre formes. Véritables plateforme d’arme passant par la gatling, le lance roquettes, le laser. Cette arme est le parfait outil du gunslinger, bien mieux que le lance roquettes du DMC3. Et s’ajoute à tout cela un gameplay déjà des plus riche pour Dante. A noter que dante récupère aussi Yamato sous forme d'un style, mais c'est vraiment l'ajout gadget plutôt inutile (ou alors juste pour le combat final). Enfin, le DT vous transformera en démon rendant vos coups plus puissants, vos enchainements plus longs et plus nerveux, et boostera vos armes à feu.
Après, comme dans tout les DMC il vous faudra tuer avec classe, afin de récolter toujours plus d’orbes rouges essentielles pour acheter des objets, mais seulement des objets. Car maintenant, les techniques s’achètent grâce aux âmes fiers, donnés en fin de niveau et dont le nombre dépend de votre note. Mieux encore, il vous est possible de revendre une technique si elle ne vous convient pas, afin de récupérer les âmes fières utilisées et d’en acheter une autre.

Lucifer, le nouveau concept d'arme. Elle dispose malheureusement de peu de coup variés disponibles...
Le jeu est découpé en 20 missions principales et 12 secrètes. La plupart des missions se font avec Nero seul, et 7 missions en tout se font avec Dante, et c’est bien là le problème. Car les niveaux de Dante ne sont que des versions inversées des Niveaux de Nero: on repasse par les mêmes endroits, on affronte les mêmes boss (bien qu’affronter 2 fois chaque boss soit hérité du 1). Cela est justifié plus ou moins implicitement par le scénario, mais malgré tout c’est une solution de facilité. Si vraiment les développeurs voulaient réutiliser les mêmes architectures et les mêmes levels design, ils auraient au moins pu changer l’emplacement des boss entre eux! Les décors étant influencés par le boss, ça aurait déjà donné originalité en plus, et non un foutage de gueule clair et net. A part cela, le découpage du jeu est similaire au reste de la série: les missions sont entrecoupées de "cut-scene" et autre cinématiques (leur nombre est d’ailleurs important pour les missions de Nero). Vous avancez dans les niveaux en enchainant des phases de combat jouissive, des petite énigme bateau (en général un interrupteur à activer), et quelques phases de plateforme. Le bestiaire est des plus varié, et peu être même le meilleur de la série, et ce malgré le fait que les assaults (des lézards) semblent tout droits sortis du premier opus de la série. L’aventure et assez courte, comme d'habitude pour la série, et il est conseillé de commencer le jeu en Chasseur de démon (mode normal) pour profiter du jeu. Se débloqueront ensuite les modes de difficulté plus élevés, le cher "Dante Must Die", le "Heaven Of Hell" (one shot, one kill) et le "Hell Or Hell" (one shot, one kill mais vous êtes le seul à qui cette règle s’applique cette fois). Enfin vous pourrez aussi débloquer des « costume » qui octroient le DT infini à vos persos, et là c’est le drame. Rien d’autre à débloquer, alors que les précédents nous avaient habitués à des costumes permettant d’incarner Sparda, ou même de rejouer avec le Dante du DMC1, mais là, rien du tout… et c’est bien dommage! Une fois le jeu fini vous disposerez du palais sanglant, une arène de mort dédiée aux combats, dont le principal intérêt est de faire le plus gros score pour exploser le classement en ligne, seul fonctionnalité on-line du soft.

Pandora, véritable "couteau suisse" du gunslinger, ne montre sa vraie force que dans ce style.
Niveau graphisme, c’est magnifique de bout en bout, avec énormément d’effets (les flammes de Berial ! Superbe !). Le jeu met toujours en avant son architecture et ses décors gothiques, par l’intermédiaire de sa cathédrale, son château, ses ruines au milieu de la forêt et le QG de l’ordre. Même s’il se permet quelques fantaisies avec la forêt vierge, cela nous donne quand même des décors magnifiques remplis d’effets de lumière. Quant à la ville, elle rappelle en mieux les premiers décors du DMC2, seuls décors à peu près valables. Chaque lieu dégage vraiment une atmosphère propre, et c’est carrément un plaisir de s'y balader. Les personnages sont magnifiques et l’animation ne souffre d’aucun défaut, laissant passer les combats pour des chorégraphies parfaitement minutées, et absolument jouissives. De plus, de nombreux effets viennent renforcer et accentuer la puissance de vos coups, que du bonheur. Malgré tout un petit défaut persiste au niveau des ombres qui sont assez moches. Cela ce remarque surtout au milieu des ruines dans la jungle.

Premier boss du genre facile, mais déjà une claque visuelle.
Niveau sonore, que dire... C’est du bonheur. Le doublage anglais est excellent, il donne une dimension dantesque aux personnages. Les musiques sont appréciables et sont proches de ce qui s’est déjà fait dans la série avec évidement certaines musiques incontournables. Dès que vous entrez dans une scène d’action, la musique se fait nerveuse, dynamisant l’affrontement, accompagnée par les cris de votre héros à chacun de ses coups et ceux de ses adversaires s’effondrant de douleur. Chaque arme dispose aussi de sa propre identité sonore, qui comme les effets visuel viennent accentuer l'impression de puissance de chaque coup.
Mon avis :
Pressenti depuis un bon moment comme "Killer’app", DMC4 n’est pas pour autant exempt de défauts. Le plus important, et celui qui en a déçu plus d’un est sûrement le scénario, qui n’est finalement pas mieux que les précédents opus. De près plombé par l’idille de Nero et sa cruche. Ensuite, la relation entre deux gars (Nero et Dante) qu’au début tout oppose se retrouve survolée. Et enfin, le pourquoi du comment Nero a les pouvoirs de Vergil (et par la même hérite du sang de Sparda) est complètement ignoré. Pour continuer dans les défauts, citons quand même la durée de vie, qui pour ceux qui n’iront pas plus loin que les premiers modes de difficulté sera faible. Mais encore, on retrouve aussi le foutage de gueule outrageux pour tous les niveaux de Dante. Peut-être une certaine légèreté des techniques pour certaine arme de Dante et le DT de Nero. Malgré tout, le jeu reste extrêmement bon et jouissif à jouer, car visuellement magnifique. En conclusion c'est un passage à la next gen réussi haut la main, si l’on omet les défauts propres à la série.
Les points positifs :
- Les deux personnages, aux jouabilités bien tranchées
- Les graphismes magnifiques
- Le bestiaire
- Reprend le meilleur des précédents avec talent
Les points négatifs :
- Le scénario
- La durée de vie (si vous n’allez pas plus loin que le mode normal)
- Les niveaux de Dante, version reverse de ceux de Nero
- Quelque souci de caméra
Note finale : 15.5/20