Difficile d'être parfaitement objectif quand on teste un jeu se basant sur la license fétiche de son enfance. Savoir se modérer dans ses propos, ne pas se voiler la face envers d'évidents défauts, mais aussi savoir reconnaître à sa juste valeur certains détails propres à la license, savourer chaque moment de jeu pour retrouver tout l'esprit de la saga...
Deuxième épisode de la saga principale post-2001, Sonic The Hedgehog en profite pour marquer la première apparition du hérisson sur les fameuses consoles nouvelles générations, alias la X360 et la PS3. Manque de bol, Sonic se casse la gueule dans le monde de la HD. Et ça fait mal.
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Sous prétexte d'un retour au source de la saga en 3D (uniquement marketing bien sûr), Sega ose l'impensable, l'inimaginable, le comble de la mauvaise idée : rependre le mode "aventure" de Sonic Adventure premier du nom. Ils ont osés ! Déjà bien inutile à la base, Sega enfonce le clou en réutilisant ce mode de jeu. Pour rafraîchir la mémoire de certains, ou raviver quelques cauchemars pour d'autres, le mode "Adventure" proposait aux joueurs de se balader dans une ville complètement vide, avec 0 interaction et tellement grande qu’on la parcourait en 30 secondes chrono. Sega pousse le concept encore plus loin. Désormais, on devra se balader dans une ville bien plus grande, bien plus animée, avec toujours des interactions limités... mais ça ne suffit pas à y trouver un quelconque intérêt.
Pour résumer le schéma de progression général du jeu, on peut simplifier de la manière suivante : vous commencez dans la ville, devez aller voir quelques personnes pour récolter des informations pour savoir où aller et par la même occasion faire quelques missions pour pouvoir enfin accéder aux niveaux "
normaux", comme on l’a toujours connu dans les précédents Sonic. Horreur et damnation, accomplir les missions de la ville sera un vrai supplice dans une grande majorité. Pour faire simple, Sega a véritablement négligé cet aspect là, et on le ressent énormément. Détruire quelques ennemis, allez d’un point à un autre, retrouver quelqu’un, faire des passages plate forme pourris; tout est fait pour dégoûter le joueur à jamais de ce mode jeu, par un manque d’intérêt flagrant.
Et le pire, pour ne pas arranger les choses, c’est bien les chargements intempestifs. Véritable oubli de finalisation, les chargements en feront décrocher plus d’un, malheureusement. Et ce n’est pas peu de le dire, tellement on les subit régulièrement. 20, c’est le nombre de secondes en moyenne qu’il faut au jeu pour un chargement standard. Oui, 20 secondes. A l’époque de la Saturn et la Playstation, on pouvait encore comprendre ces problèmes de chargements longuets et courant, mais en 2006, c’est juste ignoble et inacceptable. Ça charge tout le temps, pour un rien. Vous vous baladez dans cette ville bien morose, vous voulez parler au gens et faire quelques missions... problème, le jeu est tellement mal optimisé que ces phases de jeu se résument à « On parle à la personne, elle nous dit quoi faire - chargement de 20 secondes - elle nous reparle vite fait pour nous dire un truc qu’on sait déjà pendant parfois même pas 10 secondes - chargement de 20 secondes - on fait la mission, inintéressante et souvent très facile et très courte, puis résultat (sous forme de Rang allant de D à S [note au dessus de A] ) pour finir par un ultime chargement de 20 secondes ». Éprouvant. Surtout quand on sait que certaines missions sont obligatoires pour avancer dans l’aventure (ou pour débloquer de nouvelles compétences grâce aux anneaux que l'on récupère comme récompense) et on obtient un mode de jeu vraiment pénible, dont on se pressera de finir au plus vite pour ne faire que les stages d’Action.
Ceci dit, ne croyez pas que seule la ville souffre de problème de chargement... Et oui, aussi impensable soit-il, Sonic The Hedgehog charge même en plein milieu des niveaux. On avance, on progresse, et tout d’un coup, on passe d’une zone à une autre et... chargement de 20 secondes. En plein niveau, c’est juste hallucinant de voir ce genre de détail en 2008, au risque de se répéter.
Le pouvoir des Trois
Heureusement, les niveaux « Action » s’en sortent beaucoup mieux... non sans être parsemés de défauts et de fautes de Game Design. Répartit en 3 personnages, Sonic The Hedgehog tentera de nous proposer 3 types de gameplay différents. Ou presque.
On commencera par le beau, le charismatique, le dynamique Sonic, personnage évidemment central du jeu, qui proposera une nouvelle déclinaison de ses aventures qu’on lui connaît tant. Ici, pas de surprise, vous pataugerez en milieu familier puisque le gameplay est sensiblement le même qu’avant, c'est à dire mi-chemin entre mémorisation des niveaux et timing précis. Le but est toujours aussi simple, il faut foncer à travers le niveau à toute vitesse, récupérer un maximum d’anneaux et survivre aux différentes attaques ennemies. On lui retrouve donc tout son panel d’action désormais classique, tel que le « Light Dash » permettant de suivre une ligne d’anneau, la possibilité de glisser sur les rails, faire son attaque autoguidée permettant de détruire les ennemis avec précision (encore plus qu’avant) ou même le petit « tacle » en pleine course pour détruire quelques ennemis. Rien de bien nouveau, mais une formule qui marche toujours aussi bien, à quelques détails près. Parce que finalement, on se rend bien compte qu’avec Sonic, ce n’est pas un bête jeu de course déguisé façon Sonic Wii, mais bien un jeu de plate forme. Il faudra alors progresser avec parcimonie, et ne pas foncer dans le tas sous peine de tomber bêtement dans le vide. Alors bien sûr, les inévitables problèmes de caméra sont bien là, mais pas si nombreux et gênant qu’on le prétend. Le joystick droit pour l’orientation de la caméra et la touche LT pour la remettre derrière soi ne sont pas faits pour les chiens, merci.
Et pour la petite nouveauté, qui à le mérite d'être légèrement divertissante, il y a les phases "Mach Speed" où Sonic, tel "Sonic And The Secret Ring", foncera tout seul sans qu'on lui demande et sans qu'on puisse réellement l'arrêter à travers un petit niveau à pleine vitesse. Il devra éviter les ennemis qui lui foncent dessus et éviter de tomber bêtement dans le vide... Intéressant sur la papier, impressionnant à l'écran, il n'en reste pas moins difficilement contrôlable comme on l'aimerait. Heureusement que ça ne dure pas longtemps et qu'ils ne sont pas nombreux.
Puis vient le fameux Shadow, nouvel emblème de la saga au même rang que Tails ou Knuckles. Relativement proche de Sonic en terme de gameplay, Shadow se démarque avec des ajouts parfois bien sentis. Qu’on en rassure certains (même si personnellement, c’est regrettable), les armes de
Shadow The Hedgehog ne sont plus de la partie. Ici, pas d’arme, on devra se débrouiller à mains nues, avec des contrôles assez similaires à Sonic. A la différence près que l’attaque autoguidée de Shadow permet d’attaquer l’ennemi qu’on a ciblé en restant sur place après le premier impact, façon combat à la DBZ (Et oui) ou qu’on pourra aussi utiliser certains pouvoirs de Shadow, comme le « Chaos Spear » de Sonic Adventure 2, sorte d’éclairs que l’on peut balancer sur les ennemis pour les paralyser. Puis avec notre héros ténébreux, c’est aussi le retour des véhicules. Moins présent que dans le jeu éponyme de notre hérisson noir, ils ont le mérite de diversifier un peu le gameplay, et surtout d’être plus jouable qu’auparavant (je vous renvoie au test du jeu concernant le maniement catastrophique des véhicules). Jeep armée de missiles, deltaplane, moto et aéroglisseur, tels seront vos compagnons de route au travers des différents niveaux.
Cependant, après la découverte et le fun que peuvent procurer certains passages, on ressent un manque d’ambition flagrant. L’idée des véhicules est bonne, mais complètement sous exploité. Pourquoi faire des passages avec une Jeep quand le niveau en lui même n’est pas adapté ? Pourquoi faire des passages en Deltaplane, pourtant assez fun, mais qui durent 1minute à tout casser ?
Même constat avec ses pouvoirs. Pourquoi avoir si peu exploiter une idée aussi bonne ? Car si malgré tout, le gameplay n’est pas foncièrement déplaisant, on ne peut que ressentir une sensation de déjà jouer en comparaison avec Sonic, tant le gameplay est proche.
Mais Sega oblige, il fallait bien un petit nouveau dans la bande, histoire de ne pas se lasser des mêmes gueules que l’on a depuis 10 ans. Silver, de son petit nom, est un hérisson albinos dont on ne sait pas grand chose, si ce n’est qu’il vient du futur pour sauver son avenir, tel un Trunck décoloré. Sa particularité est alors de pouvoir utiliser sa télékinésie pour manipuler les divers éléments du décor. D’une simple pression sur une touche, Silver se concentrera et attrapera avec son pouvoir mental tout ce qu’il peut, dans la limite imposée par la jauge en bas à droite de l’écran. Une fois les objets « attrapés », il suffira d’appuyer sur X pour pouvoir les renvoyer dans la direction souhaitée (donc généralement, dans la tronche des ennemis).
Voitures, caisses, rochers et mêmes projectiles des différentes armes à feu des ennemis vous seront d’une grande utilité pour avancer dans chaque niveau. De plus, afin de ne pas se retrouver devant un Sonic n°3, Silver ne possède pas d’attaque autoguidée avec la touche de saut, il devra, à peu de chose près, uniquement utiliser le décor pour vaincre ses adversaires. En appuyant 2 fois sur « A » , il effectuera alors une lévitation, bien pratique pour passer une zone de vide sans embûche, même s’il faudra faire attention à ce que la jauge, qui se vide pendant cette action, ne tombe pas à zéro en plein dans les airs. Pas très rapide, ni très efficace sans objets déplaçable aux alentours, Silver à le mérite, et c’est déjà pas mal, de proposer un peu de neuf dans la série. Une idée tout à fait louable, qui propose quelques affrontements franchement fun à coup de rocher, ou de missiles interceptés grâce à la télékinésie que l’on renvoie avec un malin plaisir dans la tronche de l’adversaire.
Mais... voilà tout, ce n’est encore une fois, qu’une idée sous exploité. Pad en main, comme Shadow, ce n’est pas déplaisant du tout, mais on en fait vite le tour, très vite. Et au final, on ne fait qu’avancer, chopper la caisse qui traîne dans le coin et la balancer sur l’ennemi, inlassablement. On regrette que l’idée de soit pas plus poussée, malgré un moteur physique plutôt convaincant (Merci Havok). Il aurait bien plus fun de prendre encore plus d’éléments du décor, d’avoir plus de possibilité de les manipuler selon diverses situations... Mais ça sera peut être pour un futur épisode.
De manière générale, le principal reproche que l’on peut faire à nos 3 héros, malgré toute les bonnes idées soient-elles, c’est le level design en dent de scie. Parfois, on tombera sur de bons, voir très bons niveaux, avec pleins d’embranchements possibles, ni trop court, ni trop long. Puis parfois, on retombe sur un niveau esthétiquement pas très beau, composé d’une succession de morceaux de décors copiés/collés à plusieurs reprises pour meubler le manque d’imagination, ainsi que quelques passages « lourds » car remplit d’ennemis ou de séquences plate forme mal fichues (le tout dernier niveau est presque traumatisant pour ainsi dire).
On n’oubliera pas non plus de signaler la présence de « mini-stage » qui permet momentanément de contrôler d’autres personnages de la saga. Au programme, des phases lentes et ennuyeuses avec Tails, histoire de dire qu’il est bien là, des phases de jeu buguées jusqu’à la moelle avec Knuckles et Rouge, des phases de shoot rigolotes mais trop limités avec Oméga, des phases proches d'un Sonic avec Blaze (le chat de Sonic Rush) et des phases de jeu à se flinguer avec Amy (comme d'habitude donc). Non sérieusement, c’était sympa d’avoir pensé à eux, mais quand on voit le résultat, on s’en serait bien passé.
Sonic Heroes HD
Graphiquement, le jeu n’est pas foncièrement moche, mais c’est pas non plus magnifique. Sonic The Hedgehog oscille trop souvent dans les 2 catégories. Déjà, la ville est vraiment déprimante... D’un ton grisâtre un peu trop envahissant, la ville, pas très remplit ni très animée, se paye le luxe de souffrir de bug d’affichage assez énorme au niveau des ombres. Impensable quand l’espace d’une seconde, on repense aux autres jeux 360. En phase « action », c’est nettement meilleur. Plus riche, coloré que jamais, la next gen a le mérite d’offrir des niveaux qui restent dans l’esprit Sonic, tout en proposant une qualité graphique honnête. Ville en ruine dans les flammes, plage paradisiaque, jungle luxuriante et j’en passe, Sonic The Hedgehog propose le minimum syndical pour le fan et ça fait quand même plaisir. Les personnages sont correctement modélisés avec un anti-aliasing correcte afin d'obtenir un rendu lisse et propre, avec une animation honnête comme il se doit.
Malheureusement, il a fallu que le jeu soit encore une fois optimisé avec les pieds, et les ralentissements se font cruellement ressentir... Et oui, ça rame, et pas qu'un peu et régulièrement même. A vrai dire, difficile de comprendre pourquoi le jeu souffre vu ce qui est affiché. Sonic The Hedgehog rame pour un rien. La moindre explosion - ou presque -, trop d'ennemis ou d'objets affichés à l'écran et c'est le ralentissement assuré. Pas une grosse saccade, juste un gros ralenti sur l'action. On peut toujours se consoler en se disant qu'en soit, ça n'empêche pas de jouer, mais parfois, c'est vraiment pénible de voir le jeu ramer pour un rien. De ce fait, le constat technique n'est franchement pas mirobolant... Le jeu semble - et c'est bien le cas - sorti trop vite, alors qu'il aurait fallu quelques mois pour corriger ces immenses défauts. Il suffit de voir la différence entre la démo disponible sur le Market Place de la 360 et le même niveau dans le jeu complet pour se rendre compte que quelques réglages auraient suffit à corriger les ralentissements. En fait, le jeu donne l'impression d'avoir été optimisé en partant de la fin, car le jeu rame moins et les chargements moins nombreux dans les derniers niveaux de l'aventure, sans que les développeurs aient le temps de finir leurs boulot. Consternant.
Un peu de Cell sur mon hérisson, svp
Question bâclage, Sega fait aussi dans le scénario franchement pas mauvais, mais au déroulement chaotique. Sonic The Hedgehog, c'est l'histoire d'Elise, une charmante brune (par contre, pas de lunettes) de 17 ans, princesse de la ville de Soleanna. Convoitée puis enlevée par le désormais charismatique Eggman, elle possède en fait une force "cachée" à l'intérieur d'elle, Iblis, un démon qui fût scellé en elle quand elle avait 7 ans. Eggman est bien évidemment au courant, et tentera d'en tirer partie pour mener à bien son énième plan de conquête du monde et Sonic sera toujours là pour l'en empêcher. Dans un futur proche, Silver, accompagné de Blaze, tente désespérément de repousser les assauts régulier du démon Iblis, qui a réduit la ville en ruine et anéantit la quasi-totalité des habitants. Aidé par Mephiles, Silver tentera un voyage dans le temps grâce aux pouvoirs des émeraudes du Chaos pour revenir quelques temps avant la libération d’Iblis du corps d’Elise, en empêchant Sonic d’agir, puisque celui ci serait le « déclencheur de l’Iblis » d’après les dires de Mephiles.
La sauce est lancée, du classique digne de n’importe quels Sonic avec un petit goût de Dragon Ball avec sa saga avec Trunks du futur finalement pas déplaisant. Car Sega a eu la bonne idée de proposer quelques voyages dans le temps et d’assister aux classiques « paradoxes temporels » que ça impose, avec les différentes histoires qui s‘entrecoupent. Malheureusement, la réalisation des cut-scènes vient entacher la progression avec une mise en scène parfois bien ridicule, manquant de crédibilité évidente, malgré quelques répliques bien senties. La où Sega enfonce le clou, c’est dans le déroulement de l’histoire en lui même, qui souffre, en plus d’absence de crédibilité, d’incohérences frappantes. Pour faire simple, nombreux sont les zones d’ombres du scénario où l’on cherchera, sans avoir de réponses, l'identité de tel personnage, pourquoi s’est-il retrouvé là ou ce qu’il faisait pendant certains moments de l'aventure. Des détails certes, mais qui, comme dans toutes histoires de ce genre, offrent son lot d’incohérences, de questions sans réponses et cette sensation d'avoir qu'un produit incomplet, dont on aurait enlevé un paquet de chose durant le développement. Le pire dans tout ça, c’est justement la conclusion du jeu qui montre à quel point le scénario est chaotique et que Sega s’est vraiment facilité la tâche pour pouvoir ne plus faire de référence à cette épisode par la suite.
Tout est bien qui finit...bien, enfin presque.
Mais bon, après ce flot de critiques, il peut sembler difficile de trouver quelques qualités au jeu. Et pourtant ! Malgré ses gros défauts, Sonic The Hedgehog arrive à plaire, malgré son étrange sensation qui alterne adoration et dégoût à cause des problèmes techniques et du level design en dent de scie. On remerciera principalement les musiques souvent très réussi, alternant le rock endiablé qui donne du punch à l’action, à quelques notes de piano pour les passage les plus mélancoliques, sans oublier du « symphonique » pour finir en beauté. La durée de vie assure pas mal aussi avec du multijoueurs pas forcément inoubliable mais toujours bon à prendre et un paquet d’emblèmes à récupérer, pour peu que l’on accroche au gameplay «
sympathique » du titre, mais indéniablement répétitif et perfectible; sans oublier quelques très bons passages - que ça soit des stages ou des boss souvent réussi - de l’histoire qui font que tout n’est pas à jeter dans ce jeu pourtant très critiqué. Un jeu franchement moyen donc, complètement plombé par ses créateurs voulant sortir à tout prix le jeu pour les 15 ans du hérisson mais pris de court avec un jeu qui aurait dût avoir facilement 6 mois de développement supplémentaire; mais qui arrive à sauver ses miches de justesse... On est vraiment pas passé loin de la pure catastrophe.
Graphisme: 12/20
- Le phénomène «
Ancienne génération en HD » fait une nouvelle fois parler de lui avec ce titre pas moche en soi, mais trop léger techniquement pour être sur une Next Gen comme la 360 et la PS3. Ses problèmes de clippings, de ralentissements, ses choix esthétiques douteux l’empêche de briller réellement, alors qu’il y avait un certain potentiel. Il est évident que malgré cet échec, on attend le prochain Sonic 360/PS3 avec impatience, quand Sega maîtrisera parfaitement les machines.
Jouabilité: 12/20
- On reste en terrain connu, mais les problèmes que la saga a toujours connue sont encore une fois présent. Il serait temps d’améliorer fortement le gameplay, voir de changer quelques bases, sans dénaturer le concept comme Sonic Wii. Loin d’être injouable, Sonic The Hedgehog n’est malgré tout pas très facile d’accès, et il faudra parfois s’y prendre à plusieurs reprises pour parvenir à ses fins. Et c'est sans compter les passages en ville, presque vomitif.
Durée de vie: 12/20
- Si l’intérêt peut être variable dans les missions en ville, si on parvient à surmonter les innombrables défauts du jeu, il se peut que le jeu vous tiennent pendant un bon petit moment... Ou pas, tout dépendra de votre seuil de tolérance envers les défauts du jeu.
Bande-son: 15/20
- Plus épique que jamais, la bande son colle parfaitement à l’esprit du jeu, rendant certains scènes plus palpitantes qu’elles ne le sont déjà. Certaines musiques sont parfois trop « molles », trop banale pour rester en tête, mais certaines frôlent le génie. Un très bon cru, assurément.
Les + :
- Des musiques parfois sublimes
- Des niveaux bien au dessus du lot, vraiment plaisant à jouer
- L’histoire, dans l’idée plutôt bonne...
Les - :
- ... mais au déroulement bordélique
- Chargement
- Caméra
- Chargement
- Shadow & Silver sous exploité
- Chargement
- les phases en ville, inutiles
- Graphiquement trop léger
- Ralentissements en pagaille
Note finale: 10/20
Sega avait les grandes lignes, les éléments pour faire un vrai Sonic Adventure 3, mais s'est finalement bien planté. Par manque de temps forcément, le jeu rate le coche et sort bien trop tôt. Les idées sont bien là, mais dans les fait, tout manque sérieusement de finition, et c’est réellement flagrant. On peut quand même y prendre un certains plaisir avec d’indéniables qualités, mais on en attendait mieux, bien mieux, venant d’une telle licence. Une amère déception donc.