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» Metal Gear Solid 3 : Subsistance


Licence emblématique de la génération Playstation, véritable fer de lance de la PS2 à ses débuts, la saga des Metal Gear Solid fait désormais parti intégrante du paysage vidéoludique, grâce à ses nombreuses qualités, mais aussi défauts qui lui sont propres. Saga connu pour son scénario fouillé, sa mise en scène bien plus recherchée que la plupart des jeux vidéo existants, que certains n'hésiteront pas à surnommer la série de "Film interactif"; Metal Gear Solid s'est aussi fait connaître de part son gameplay bien particulier, mix improbable entre action et infiltration, et sa caméra bien particulière et pas toujours optimale... C'est en parti pour ça que MGS 3 Subsistance existe.
Longtemps décrié pour sa caméra imbuvable vis à vis de l'orientation du gameplay de MGS 3, Kojima décide de sortir une version légèrement revue de son jeu, incorporant une caméra enfin libre donnant enfin toute la saveur au gameplay, et ajoutant par la même occasion de nombreux bonus, afin de prolonger l'expérience... Arnaque ou véritable cadeau de la part de Kojima ?



James Snake 003


MGS 3 nous narre les aventures de Snake. Non, pas celui de MGS premier du nom. Ni celui du 2 (normal, c'est le même). Il faut remonter bien plus loin dans l'histoire... Donc MGS 3, c'est l'histoire de "Naked Snake", celui de 1964, soit environ une trentaine d'année avant le premier opus, envoyé en URSS au moment de la Guerre Froide. Il aura comme mission de récupérer un scientifique du nom de Sokolov, car enlevé par un mystérieux groupe de terroriste voulant renverser le pouvoir soviétique de Khrouchtchev, grâce à une puissante arme, le Shagohog, sorte de Tank plus mobile que la normale et pouvant tirer des missiles nucléaires...

N'y allons pas par 4 chemins, le scénario de MGS3 est probablement un des gros points forts du jeu. Véritable James Bond vidéoludique dans l'âme, MGS3 vous réservera une histoire véritablement passionnante où espions, trahisons, morts douloureuses, gadgets et histoire d'amour impossible seront monnaies courantes. Les scènes d'anthologies s'enchaînent sans arrêt, notamment grâce à une mise en scène très soignée, pour notre plus grand plaisir. Kojima aime le cinéma, et nous le fait sentir à chaque instant. Que ça soit dans les angles de vues utilisées ou le découpage des différentes scènes, Kojima nous captive et nous immerge une nouvelle fois de son scénario si tortueux.

Parce que oui, le scénario, malgré ses apparences, se révèle rapidement très riche. Si la trame principale reste généralement bien mise en avant, MGS 3 n'hésite pas à rajouter de nombreuses annexes scénaristiques au cours de l'aventure. Chaque personnage à son histoire, son propre but et nous le fait savoir, ce qui contribue beaucoup, et dans le bon sens du terme, au développement du background du jeu et de la série en elle même, puisque les clins d‘oeils aux autres jeux sont légions.



Parce que MGS 3, c’est aussi des personnages hautement charismatiques, culte une nouvelle fois, avec des personnalités très travaillés. Il suffit de voir The Boss, d'un charisme hallucinant, une personnalité fouillée et une histoire touchante à souhait ou Ocelot (le moustachu de MGS1, c'est bien lui !) et son caractère impulsif, mais tellement jouissif avec sa manie de jongler avec ses révolvers de collection; pour s'en rendre compte. Alors bien sûr, il ne faut pas oublier que l'on est dans un MGS, et qui dit MGS, dit scénario à la frontière du... grand n'importe quoi.

Ne vous étonnez pas de voir un homme contrôler l'électricité avec une facilité déconcertante, un autre qui aime se frotter avec les abeilles sans risque ou même un vieillard centenaire avec des capacités oculaires presque surhumaines. MGS, c'est l'art de la surenchère scénaristique et visuelle. Pas la peine de chercher un quelconque réalisme dans les diverses situations du jeu, ça serait se prendre la tête pour rien. MGS est un film interactif, que ça soit bien clair.

Les cinématiques et dialogues radio seront nombreux au cours du jeu, renforçant un peu plus l’aspect cinéma du jeu. C’est un parti pris voulu par l’équipe de Kojima, on aime ou pas. Certains aimeront cet aspect grand spectacle très plaisant, et d’autres pesteront contre les phases de jeu en elles même, trop entrecoupées de cinématiques.

Pacman dans la jungle


Parce que MGS 3, c'est aussi un vrai jeu vidéo, avec des phases où on joue. Dans la continuité des précédents opus, MGS 3 offre comme principale nouveauté... une jungle comme théâtre de vos opérations. Pourtant, malgré les apparences, tout n’a pas entièrement changé...
La progression se compose toujours de la même façon que dans les anciens MGS: Snake traverse de nombreuses petites zones remplie d'ennemis en tout genre, le tout entrecoupés de chargement et de cinématiques diverses, avec quelques Boss de temps en temps pour faire avancer le scénario.
Première différence notable avec les anciens MGS, l'absence de radar indiquant la position de l'ennemi.

Et oui, désormais, il faudra se débrouiller seul pour repérer l'adversaire dans cette jungle hostile. Avancer minutieusement dans l’herbe, se cacher régulièrement pour éviter les soldats ennemis dans leurs rondes et attendre le bon moment pour les neutraliser seront vos objectifs premiers dans MGS 3. On remerciera d’ailleurs la caméra libre de cette version Subsistance qui rend le tout bien plus jouable que la caméra de base, celle en vue du dessus. Parce qu’à l’origine, le jeu souffrait d’un gros problème de lisibilité avec son horrible caméra qui nous forçait à passer en vue subjective pour voir correctement là où l’on avance toutes les 5 minutes. Ici, avec la caméra libre, tout devient enfin jouable, enfin lisible, enfin... agréable en somme. Il suffit tout bêtement de revenir à l’ancienne caméra (en appuyant sur R3) pour s’en rendre compte. A tel point qu’on a du mal à comprendre comment ceux qui avaient fait la première version pouvaient prendre du plaisir avec...



Pour se cacher, il sera tout simplement nécessaire de tirer parti de l’environnement qui vous entoure. MGS 3 pousse le vice encore plus loin grâce à son système de camouflage assez original. Naturellement, le costume de base vous cache plus ou moins de l’ennemi vis à vis du décor, symbolisé à l‘écran par un pourcentage. Plus vous êtes caché, plus le pourcentage se rapprochera de 100. Il sera alors possible au cours de l’aventure de changer de costume comme bon vous semble, pour mieux s’adapter à l’environnement en augmentant son pourcentage. MGS oblige, il n’y a pas de réalisme à chercher dans une telle action. Tout se passe par le menu de jeu, où l’on choisira bêtement son costume, parmi une vingtaine au final, pour mieux se cacher. Associé à cela, on pourra aussi appliquer une peinture sur le visage de Snake pour améliorer son camouflage. L’ensemble fonctionne assez bien dans le jeu, et c’est assez amusant de se camoufler avec pas grand chose... pendant un certain temps. Passé la découverte, le principe se retrouve assez limité. On pourra reprocher le coté trop « simple » du système, qui rend facile toutes infiltrations, et paradoxalement, la lassitude qui peut s’installer à vouloir changer de costume toutes les 2 minutes en passant par le menu, cassant un peu plus le rythme de jeu...

Un rythme finalement plus lent, moins nerveux que les précédents épisodes, surtout vis à vis de MGS1. Et ce n’est pourtant pas un défaut, c’est très clairement ce qui fait le charme de MGS 3 ! C’est véritablement un jeu d’infiltration. Alors oui, les scènes d’actions viriles sont belles et biens là, comme tout bon film qui se respectent, mais la plupart du temps, vous serez allongé dans l’herbe, à guetter la moindre ouverture venant de l’ennemi pour l’attaquer discrètement dans le dos. Il ne faudra pas se plaindre de passer plusieurs dizaines de minutes dans la même zone, pour passer 4 gardes sans se faire remarquer et alerter les renforts... Car malgré tout, les ennemis sont un minimum intelligent. Sans forcément être infaillible, l’IA générale s’en sort assez bien, avec des ennemis qui réagissent un minimum. Parfois trop bien, nous détectant pour pas grand chose, mais aussi parfois débile, ne voyant pas à 10 mètres un gus en costume rouge dans une zone verte. Une IA correcte, qui remplit son rôle tout simplement, et donne suffisamment de consistance au gameplay.



Pour maîtriser tout ce beau monde, Snake dispose d’un large panel d’action. S’accroupir, s’allonger (dans les 2 cas pour viser plus facilement), tirer en vue subjective, se pencher au coin d’un mur pour observer discrètement les faits et gestes de l’ennemi et pouvoir tirer, et surtout, Snake dispose du CQC, le système de combat rapproché. Lorsqu’on est proche de l’ennemi, la touche Rond permet dans un premier temps d’attraper l’adversaire pour le tenir par la gorge. Tapoter cette touche permettra de l’assommer, alors que la maintenir l’égorgera. Au moment de l’attraper, il sera d’ailleurs possible d’appuyer sur Rond en maintenant une direction bien précise, et qui effectuera des mouvements différents, comme un plaquage au sol ou un égorgement direct. Il sera même possible de prendre un ennemi en otage et de s’en servir comme bouclier humain !

Ce large panel de mouvement couplé au système de camouflage donne toute la saveur de MGS 3. C’est ça qui est jouissif, s’infiltrer à la perfection de plusieurs manières, sans tirer une seule balle, sans alerter tout le monde, comme une ombre mortelle. On regrettera tout de même un gameplay pas parfaitement au point, avec une caméra, libre certes, mais pas toujours très pratique par endroit et un Snake qui à la fâcheuse tendance de se coller au mur en le touchant à peine, pratique quand on essaie de fuir une troupe ennemie et qu’on se colle involontairement à un arbre...

Au chapitre des regrets, on n’oubliera pas aussi les affrontements contre les Boss, à l’intérêt discutable. De manière générale, le défaut que je pourrais reprocher aux Boss de MGS 3, c’est en quelque sorte « l’absence d’ambition » dans les affrontements. Comprendre par là (et c’est tout à fait critiquable, chacun interprète les affrontements à sa façon) que vis à vis de la « démesure » mise en scène pour chaque Boss, il est parfois regrettable de se retrouver avec un banal combat, où l’on devra bêtement esquiver les attaques adverses, et vider son chargeur sur l‘ennemi. Sentiment d’autant plus présent quand, malgré sa certaine richesse, le gameplay pendant ces phases de combat montre rapidement ses limites, avec par exemple une panoplie de mouvement que l’on aurait aimé plus large encore. De plus, l’obligation de passer par les menus pouvant rapidement énerver en cas de combat long, difficile et pas toujours passionnant, font que certains Boss s’affrontent sans réel plaisir de jeu, où on se contentera de vider le chargeur et continuer l’aventure comme si de rien n‘était. Mais certains y trouveront sans doute leur compte, d’autant plus que certains Boss peuvent s’affronter de multiple façon, histoire de relancer l’intérêt.

Koh-Lanta : le jeu


Mais la jungle inclus aussi une notion de... survie. Dans MGS 3, en plus de survivre contre les hordes d'ennemis, il faudra aussi survivre dans ce milieu naturellement hostile. C'est pour ça qu'une jauge d'endurance apparaît sous la barre de vie. Descendant naturellement au fil du jeu, cette jauge influencera quelque peu vos mouvements et aptitudes si elle venait à atteindre un niveau très bas. Vision troublée, plus de difficulté à viser et autres symptômes seront alors les conséquences d'un Snake fatigué.

Pour remédier à cela, rien de plus simple, il faut manger ! Outre les rations militaires trouvables dans les bâtiments ennemis, il sera alors nécessaire de se servir directement dans la nature... Crocodiles, champignons, serpents, rats, grenouilles et autres bestioles en tous genre seront votre nourriture principale. Il faudra alors bien gérer son inventaire et garder suffisamment de nourritures pour survivre dans de bonnes conditions. Mais attention ! Garder trop longtemps ses réserves de nourritures pourra les faire pourrir et si par malheur vous les mangiez... c’est l’intoxication alimentaire assurée.



C'est alors que le système de "soins" entre en jeu. En passant par le menu principal, il sera possible de soigner les différentes blessures de plusieurs façons. Prendre des médicaments pour soigner un maux de ventre (pour les intoxications), mais aussi retirer les balles adverses que l'on se serait pris et nettoyer la zone blessée avec diverses produits, afin de stopper l'hémorragie et permettre alors que regagner de la vie à nouveau (pas possible de regagner sa vie si on est trop blessé). Il faudra dans un premier temps trouver les bon remèdes à appliquer en fonction des blessures et infections. Brûlures, fractures, attaques de sangsues, impacts de balles, tout le corps de Snake y passera !

Et c’est finalement ça le problème... Comme pour le système de camouflage, c’est assez ennuyeux à force d’ouvrir le menu toute les 5 minutes pour se soigner rapidement pendant un boss par exemple. On regrettera aussi (et encore) le coté simpliste du principe, qui, ambitieux sur le papier, se révèlera très basique en pratique. Une blessure correspondant à un traitement en particulier, il suffira bêtement de l’appliquer dans le menu, et vous voilà sur pied. On aurait aimé que les conséquences de ces blessures aient bien plus d’impacts... Dans un sens, ça ne correspondrait pas à l’esprit MGS, puisque sur la fin, Snake aurait facilement cumulé 99 fractures, 23 intoxications, 69 brûlures, et se sera fait tirer dessus 243 fois. Un système original, mais paradoxal vis à vis de l’esprit de la série, qui lui fait finalement défaut.



Je prendrais la formule 3 en 1 avec un peu d'aliasing s'il vous plait !


Mais il ne faut pas se leurrer, MGS 3 est un grand jeu malgré ses petits défauts, un jeu comme on en fait plus depuis longtemps. MGS 3, c’est un gameplay très riche, mais aussi une véritable vitrine technologique de la PS2. Absolument magnifique, le jeu pousse la PS2 dans ses derniers retranchements et affiche des choses parfois surprenantes. Que ça soit dans la modélisation des personnages, leurs animations, mais aussi la qualité parfois bluffante des décors et l‘éclairage, MGS 3 impressionne réellement. A tel point que la PS2 souffre beaucoup. pendant les séquences de « jeu pur », MGS3 reste très fluide et ne souffre que rarement. Par contre, on sent bien que dans les cinématiques, la PS2 crache ses tripes. Même s’ils ne sont pas clairement énormes, les ralentissements sont bel et bien là. Parfois, ça donne un « effet de style », genre « effet Matrix » involontaire, mais on aurait quand même aimé un jeu parfaitement fluide. De plus, l’ennemi numéro 1 de la PS2 fait son grand retour: l’aliasing. Si les personnages s’en sortent assez bien, c’est généralement les décors qui en souffrent le plus... Mais vis à vis de la concurrence, le jeu s’en sort bien, et reste très agréable à l’oeil.

Pour finir sur ce grand tableau à la gloire de MGS 3 Subsistance, on ne pouvait pas oublier l’énorme contenu de cette version. Divisé en 3 disques, cette version ne laissera pas le joueur sur sa faim.
Le premier disque « Subsistence » contiendra l’histoire originale avec les quelques bonus comme la nouvelle caméra et de nouveaux camouflages ainsi qu’un mode permettant de revoir tout les cinématiques du jeu quand bon vous sembles.
Le deuxième disque « Persistence » contient le fameux mode en ligne, malheureusement plus opérationnel à ce jour; la présence très appréciable des 2 premiers Metal Gear sortis sur MSX à l’époque, intégralement traduit en français afin de mieux comprendre les origines de la saga et faire les liens entres les différents épisodes; de nouveaux niveaux pour le mode de jeu « Snake VS Monkey » où Snake doit attraper les singes de Ape Escape; le mode Duel pour rebattre les Boss du mode histoire ainsi que le « Secret Theater » remplit de nombreuses vidéos parodiques hilarantes.
Et le troisième disque, « Existence » permettra de revivre MGS 3 sous forme de film pur et dur, un montage des cinématiques et de scène du jeu d'une durée totale de 3h30.

De quoi prolonger pendant pas mal de temps l’expérience hors du commun que propose MGS 3...




Graphisme: 17/20
- Sublime, poussant la PS2 à bout, MGS 3 est l’un des plus beau jeu de la console, à n’en point douter. Maîtrisé de bout en bout, MGS 3 affiche des choses que l’on n'aurait pas imaginer il y a quelques années, au début de la PS2... En contre partie, des ralentissements se font parfois sentir, et l’aliasing assez présent, sans forcément brûler la rétine.

Jouabilité: 15/20
- Un gameplay très riche, qui offre beaucoup de possibilités d’approche... malgré une CQC difficile à prendre en main et une caméra pas tout le temps opérationnelle comme on l’aimerait. Mais forcément, quand on connaît le MGS3 d’origine, on peut que se réjouir de la présence d’une caméra libre qui aide beaucoup au plaisir de jeu.

Durée de vie: 17/20
- MGS 3 est l’équivalent de ce genre de film qu’on aime regarder de temps en temps, parce qu’on y garde de très bons souvenirs. MGS 3, c’est le genre de jeu qui se refait de nombreuses fois, pour le fun, pour la performance, pour tester de nouvelles approches. Associé au mode Online (pour se remettre dans le contexte de l’époque), et aux autres modes de jeux bonus, on obtient un jeu long et vraiment passionnant.

Bande-son: 17/20
- Un doublage US tout simplement parfait ! Des voix parfaitement choisit, parfois connu pour les connaisseurs, qui rendent encore plus crédible les protagonistes du jeu, et renforcent une nouvelle fois le coté « cinéma »  du jeu. Les musiques ne sont pas en restes, même si parfois assez discrètes et contribuant beaucoup à l’excellente ambiance du jeu.


Les + :
- Scénario haletant
- Mise en scène classieuse
- Les nombreux bonus à débloquer
- Les musiques
- Snake VS Monkey
- Les 3 disques, très complets
- MG 1 et 2 enfin en français
- Un gameplay riche, avec de nombreuses possibilités...

Les - :
- ...mais pas toujours bien adapté à la caméra et au décor
- Les passages par le menu, un peu trop courant et lourd à la longue
- Les boss, ennuyeux pour la plupart
- Un CQC franchement pas évident à prendre en main
- Un mode online qui n’a pas tenu très longtemps...

Note finale: 17/20:
Metal Gear Solid 3 Subsistance se révèle finalement être un véritable chef d’oeuvre vidéoludique, à mettre sur le podium des meilleurs jeux PS2. Si la sauce reste la même que les précédents opus, force est de constater qu’elle prend toujours aussi bien, à quelques détails près. Une aventure jouissive, longue, prenante, palpitante et culte de bout en bout, Kojima nous signe un épisode qui restera dans les annales de l’ancienne génération...
écrit par Pso

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