SHONEN GAMING 
» Yu Gi Oh ! GX Tag Force


Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Type : Jeu de carte
Sortie Française : 8 Mars 2007

Yu-Gi-Oh ! c’est avant tout un manga à succès ayant réussi à se faire une place au soleil aux coté des plus grands shonens actuels comme Naruto ou One Piece. La particularité de cette série fut d’inventer un jeu de carte comparable à Magic the Gathering. Une adaptation animé vu rapidement le jour et avait pour principale mission de promouvoir le jeu de carte et, plus particulièrement, à encourager les gens à acheter les cartes bien réelles afin d’avoir son propre deck.
Peu de temps après la fin de la première série, un nouveau dessin animé apparu sous l’appellation GX et narrant les aventures de jeunes étudiants à la Duel Académie, école formant les futurs champions de carte à jouer.

C’est l’heure du duel !


On incarne ici un jeune joueur anonyme bien décidé à tirer son épingle du jeu parmis les autres duellistes de la Duel Académie. Pour se faire vous devrez donc suivre les cours, parler avec vos camarades et acheter de nouvelles cartes. La gestion du temps est pris en compte au cours du jeu, vous devrez donc gérer votre emploi du temps de 5h45 à 23h45. Les leçons serviront de mini tutoriaux afin de mieux appréhender les bases du jeu et vous offrira quelques cartes pour vous remerciez de votre attention. Vous pourrez en parallèle défier n’importe quel joueur dans me but d’obtenir de l’argent pouvant être dépenser selon notre bon vouloir dans différents boosters contenant un lot de 5 cartes aléatoires.
Si le but global du jeu est de développer le deck le plus puissant possible, le tout sera cependant enrobé d'un semblant de scénario avec dans un premier temps un tournoi se déroulant dans 90 jours et, par la suite, la lutte contre une troupe de duellistes maléfiques.


On peut choisir son booster comme en vrai ! La classe !

Bordel ! Elle est trop belle cette carte !


La plupart des jeux Yu-Gi-Oh ! ont été produit sur consoles portables. La réalisation était la plupart du temps bien austère, en effet on était limiter à un plateau et au visuel de nos bouts de carton préférés. Cet opus PSP se veut un peu plus ambitieux à ce niveau là. Vous serez amener à parcourir les différents lieux formant l’île de la Duel Académie. Les zones sont toutes en 3D et d’une qualité honnête bien que leur taille et leur richesse se révèle assez restreinte. On sera par contre frappé par la laideur des personnages, ces derniers sont ici représentés en SD avec un rendu digne d’un jeu Flash trouvable sur n’importe quel site bidon. Assez dommage d’autant plus que lors des scènes de dialogue nous sommes gratifier par des artworks rendant justice aux charismes de nos duellistes.
Lors des affrontements nous avons droit à un plateau de jeu d’une grande lisibilité, certains pourront le trouver un poil surchargé mais c’est un moindre mal pour afficher l’ensemble des informations relative au combat. Chaque action de l’adversaire sera illustrée par des scènes en 3D dont la mise en scène égale sans peine la série animée avec son lot de postures charismatiques. Cela reste cependant anecdotiques et il faut avouer que, même si l’on prend un certain plaisir de voir chaque héros réalisé chacun de ses gestes, cela cassera trop souvent le rythme d’un match, fort heureusement ces scènes sont désactivables dans les options.
A côté de ça, pas grand-chose à dire pour l’ambiance sonore, pas de digitalisation vocale et on devra se contenter de musiques d’ascenseur changeant de temps en temps selon la situation durant les affrontements. En bref on aura bien vite fait de les oublier et de se concentrer sur nos chères cartes.


Notez que le nom du deck est aussi ridicule que son propriétaire.

Ahah ! J’active ma carte piège !


Il est bien difficile d’expliquer en détails toutes les subtilités du jeu de carte dans ses quelques lignes. Je vais cependant essayer d’être le plus clair possible. On commence chaque partie avec 5 cartes en main et on en tire une supplémentaire au début de chaque nouveau tour. On distingue trois grands types de cartes : les monstres, les magies et les pièges. Toutes les cartes peuvent être placer sur un plateau nous limitant cependant à 10 emplacements, 5 pour les cartes monstre et 5 pour les deux autres types.
Commençons par expliquer les cartes montres. Il est possible de réaliser la pose ou l’invocation d’un monstre par tour, une pose se fera en position de défense face cachée alors qu’une invocation s’effectuera en position d’attaque avec la carte visible. Chaque monstre dispose de plusieurs paramètres : sa puissance d’attaque, sa défense, son niveau, son type (machine, guerrier, zombie, etc…) et enfin son élément (eau, feu, terre, etc…).
Le niveau d’un monstre déterminera sa force générale et indiquera si l’on doit réaliser ou non un sacrifice pour l’utiliser. Les monstres de niveau 4 pourront être posé sans contrainte alors que les monstres de niveau 5 et 6 nécessiteront de sacrifier un monstre en jeu, enfin les monstres d’un niveau supérieur à 6 demanderont deux sacrifices mais leur force justifie amplement ce juste contre coup.
Les cartes magie et pièges peuvent, quant à elle, être posé et utiliser sans contrainte si ce n’est le nombre de place disponible sur le plateau. Les cartes magie pourront être joué directement et proposer des effets comme ramener un monstre sur le terrain, modifier les propriétés du plateau, équiper un monstre, piocher des cartes et bien d’autre encore. Les cartes pièges seront utilisés, après avoir été posé, pour contrer les actions de l’adversaire ou gêner son jeu. Certains effets sont simples et efficaces comme la destruction pure et simple de cartes de l’adversaire mais d’autres tours plus subtils pourront vers basculer le cours d’une partie à petit feu.
Chaque tour se décompose en plusieurs parties, tout d’abord la draw phase littéralement traduit phase de pioche où, comme son nom l’indique, vous pourrez piocher une nouvelle carte. Vient ensuite la main phase vous permettant de poser vos cartes sur l’aire de jeu et réaliser l’ensemble des actions pouvant vous faire grimper en puissance. On arrive ensuite sur la battle phase dans laquelle vous pourrez opposer vos monstres à ceux de l’adversaire. Il y a deux cas de figure, le premier se présente si le monstre adverse est en position d’attaque, la différence entre les deux puissances d’attaques sera alors soustrait aux points de vie du propriétaire du monstre (on commence chaque match avec 8000 points de vie). Par contre si le monstre est en défense, les points de vie du joueur seront préservés mais deux les deux cas la cartes sera détruite au terme de l’affrontement. Cependant si la carte adverse se révèle plus puissante que la notre c’est nous qui subiront les frais de notre attaque mais en conservant en vie notre monstre.
Chaque monstre et autre carte consommé ira finir la partie dans le cimetière, lieu où l’on ne pourra réutiliser ses cartes qu’en de rares occasions.


Le plateau de jeu où sont présentes toutes les informations essentielles au jeu.

Kikoo l’âme des cartes…


Même si le potentiel certain du jeu de carte peut suffire à s’amuser pendant un temps il est bien entendu évident que le reste du contenu se doit être solide pour éviter que l’ennui s’installe. Il est donc bon de constater que le nombre d’adversaire est relativement large et chacun possède son propre deck et le fait évoluer au fils de la partie. On regrettera quand même que vers la fin du jeu tous les decks adverses contiennent les cartes limitées rendant alors les affrontements plus prévisibles.
Mais la principale particularité du jeu se trouve dans son titre même. Vous pourrez en effet vous associez avec quelqu’un pour réaliser des matchs en équipe. Les combats s’effectueront donc à 4 et vous ne pourrez jouer que tous les trois tours, votre partenaire étant contrôlé par l’ordinateur. Cela occasionnera malheureusement plus de défaite du fait que d’un côté l’adverse se montrera encore plus agressif et de l’autre votre partenaire fera de trop nombreuses erreurs.
En marge de cela on peut tout de même affronter des joueurs humains via le mode multijoueur aussi bien à deux qu’à quatre malheureusement on sera uniquement limiter à ça, on aurait pourtant aimer pouvoir s’échanger des cartes. Ces dernières sont d’ailleurs en nombre conséquent puisque l’on retrouve aussi bien les vieilles éditions que les toutes nouvelles qui nous feront atteindre un nombre proche de 2500 cartes différentes.
A noter que les nouvelles éditions font revenir en force la mode des monstres fusion, seulement possible d’invoquer en associant deux autres cartes monstres bien précises.
Rappelons également que tout comme dans le jeu de carte réel, certaines cartes sont limitées voire même interdites. Vous pourrez d’ailleurs vous connecter sur le site officiel pour tenir à jour les restrictions et également obtenir des cartes inédites, une très bonne initiative.


Les animations durant les combats sont dynamiques mais trop nombreuses.

Alors finalement, bonne pioche ?


Le problème des jeux Yu-Gi-Oh ! a toujours été de se limiter à une bête transposition du jeu de carte sur console, les seules vraies nouveautés étaient le nombre de carte disponible.
Quelque part cet épisode ne déroge pas vraiment à la règle. Le principe reste invariablement le même tout en apportant son habituelle mise à jour pour les cartes. Malgré tout l’ajout d’un petit côté RPG reste sympathique bien que, somme toute, assez limiter dans son déroulement. On oubliera par contre bien vite les combats en équipe, plus handicapant qu’autre chose.
Mais au final ce premier épisode GX sur PSP se révèle convaincant grâce à une bonne réalisation et, forcément, par son exhaustivité. Reste maintenant à attendre un second opus qui saura, espérons le, justifier pleinement l’appellation Tag Force.


Les plus :
- Une bonne réalisation
- Un nombre de carte conséquent
- Une interface parfaitement claire et lisible
- Pouvoir acheter ses boosters comme en vrai

Les moins :
- Les matchs en équipe frustrant
- Une IA un peu trop aléatoire
- Une bande son inutile


Note Finale : 14/20


écrit par Ashton

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