Éditeur : Bandaï
Développeur : Spike
Type : Baston surhumaine
Sortie Française : 27 Octobre 2006
Pour énormément de personnes, Dragon Ball Z est un manga élevé au rang de culte, véritable référence parmi l’univers du Shonen. Cette épopée narre les aventures de Sangoku, jeune et courageux guerrier dont son étonnant destin se révèlera au fil de périlleux combats. Bien que riche et complexe, je ne vous conterais pas l’histoire de cette série ici, je vois revoie cependant à l’excellent article réalisé par Nunya pour d’avantage de précisions.
Avec le succès sans précédent de cette saga il était tout à fait logique de voir débarquer un nombre impressionnant de jeux mettant en scène les valeureux combattants peuplant cet univers, bien décider à en découdre. Si nous avons jamais eu à nous plaindre de la quantité il n’en été pas de même de la qualité. Effectivement, à de nombreuses reprises ces titres bénéficiés de peu de soin et ne rendait pas justice à une série dont la fans de la première heure avaient pourtant le désir d’en revivre les instants les plus épiques.
En 2005, faisant suite à la série des Budokai introduite sur PS2, on a pu découvrir un titre du nom de Tenkaichi toujours sur le monolithe noir de Sony. Véritable messie pour certains, ce jeu a enfin réussi a tiré tout le potentiel de la saga éponyme de maître Toriyama en un jeu de combat 3D alliant liberté d’action et technicité. Bien que très réussi il n’était cependant pas sans défaut, c’est donc une année plus tard que Spike, studio auteur du premier épisode, se lance dans la conception d’une suite, bien décidé à gommer les quelques tares dont souffrait leur premier opus.
La route est longue et semée d’embûches petit scarabé…
De nombreux modes de jeu vous attendent dans ce DBZ tenkaichi 2, tout le mode Aventure, qui, à lui seul, devrait vous occupez durant de nombreuses heures. Comme son nom l’indique, il vous permet de revenir l’ensemble des sagas Dragon Ball Z et GT ainsi que tous les OAV par l’intermédiaire de la totalité des affrontements se déroulant durant toute la série. Les développeurs se sont même payer de luxe d’inclure quelques scénarios inédits, sorte de réalité alternative à des événements bien connu de tous, citons pour exemple la trahison de Zabon envers Freezer dans le seul but d’obtenir la beauté éternelle. Bien qu’anecdotique et mise en scène maladroitement ces quelques récits permettent d’allonger un peu plus la durée de l’aventure disposant pourtant d’une longévité appréciable. Si l’on n’a pas à se plaindre de la quantité, on ressentira tout de même une certaine lassitude au fil de la partie. En effet, le schéma de progression restera toujours le même, vous débutez sur la carte du monde où vous pourrez vous y déplacez librement. Plusieurs destinations seront disponibles suivant votre avancement dans le jeu, une boutique d’artefact toujours présente (j’en parlerais d’avantage un peu plus loin), quelques lieux symbolisé par des points jaunes où on pourra gagner de l’argent ou des artefacts à la suite de combat et une destination représenté par un point rouge montrant l’endroit à atteindre pour évoluer dans le scénario. Lassant à la longue, vous finirez par progresser dans ce mode dans l’unique but de pouvoir débloquer l’ensemble des personnages jouables.
En dehors du mode Aventure, plusieurs options vous seront proposer comme le mode combat ultime où l’on devra affronter une succession d’ennemis en totalisant le plus de points possible, différents tournois comptant un nombre variable de participants et des règles plus ou moins handicapantes. Ajouté à cela un mode duel permettant à deux joueurs humains ou non de s’affronter ainsi qu’un entraînement sommaire mais indispensable si l’on espère dompter le gameplay riche du titre.
Enfin l’option artefact Z permettra de consulter la liste d’artefact en notre possession, de les faire fusionner, d’en acheter de nouveaux et finalement de les équiper sur nos personnages. Mais quelle est donc l’utilité de ces mystérieux objets ? On en dénombre quatre types. Les premiers ayant une couleur bleu serviront à booster les caractéristiques de vos personnages une fois équipé, force, défense ou bien encore vitesse, tout cela permettra à vos guerriers favoris de devenir de vraies machines de guerre. Les artefacts jaune pourront aussi augmenter les statistiques mais ajouterons parfois certaines compétences comme un regain de vie par exemple. Les artefacts violets n’auront pas d’utilité propre mais une fois fusionné correctement ils permettent de donner accès à de nouveaux artefacts impossible à obtenir autrement notamment des personnages jouables. Enfin les artefacts verts représentent vos personnages, arènes, modes de jeux et autres options accessibles dans n’importe quel menu.
Ajouter à cela la possibilités de récupérer les boules de cristal sur les champs de bataille du mode Aventure, qui, une fois les 7 en votre possession, vous permettrons de réaliser un souhait et ainsi gagner de nouveaux artefacts.
Le Gekidama fait parti des attaques les plus dévastatrices du jeu.
Ka…me…ha…me…HA !
Si les modes de jeux sont relativement fournis, tout cela serait dérisoire si la réalisation technique n’était pas à la hauteur. Fort heureusement, ce DBZ Tenkaichi 2 est à la hauteur de son prédécesseur et va même encore plus loin. Le Cell Shading est toujours d’une très bonne qualité, on reconnaît du premier coup d’œil chaque personnage et, chose plus qu’appréciable, les dégâts sur le corps apparaissent au fil des coups que l’on reçoit ce qui ajoute un réalisme indéniable. Pour ce qui est des décors là aussi on a le droit à un niveau très satisfaisant, chaque lieu est facilement reconnaissable, en grande partie destructible et bien plus vaste que dans le premier opus, on ressent nettement moins l’impression d’étouffement de Tenkaichi 1 et on peut assister plus que jamais à des joutes aériennes titanesques.
Tout cela est appuyé par une animation qui ne faiblit jamais, le moteur graphique est très performant et même lors des attaques les plus impressionnantes aucune saccade n’est à déplorée. On reconnaît également chaque attaque et autre mimique de nos personnages favoris même si l’on peut regretter que les plus mineurs possèdent certaines attaques identiques.
Finalement il n’y vraiment que par son ambiance sonore que le soft pêche d’un point de vue technique. Si les voix ne sont pas à mettre en cause il n’en est pas de même pour la musique. D’un côté nous avons donc le choix entre le doublage anglais ou japonais, je ne saurais trop vous conseiller d’opter directement pour le second étant donné la piètre performance des doubleurs américains. En revanche, les musiques n’ont, quant à elles, pas bénéficié de la possibilité de choix. Nous devrons donc nous contenter en version PAL de musiques d’une qualité plus que moyenne tapant rapidement sur le système. Cela est plus que frustrant lorsque l’on sait que la version japonaise disposait des musiques de la séries animés originale ce qui permettait de se plonger encore d’avantage dans l’ambiance de la saga.
Voila l’état dans lequel vous risquez de vous retrouver après quelques boules d’énergie encaissé.
Battons nous au péril de nos vies !
Parlons maintenant un peu du gameplay. Si le principe n’a pas bougé d’un doigt depuis le premier épisode, il est tout de même bon de rappeler les bases. Vous serez donc larguer dans une arène en 3D où vous pourrez vous y déplacez librement aussi bien sur terre que dans les airs ainsi que dans l’eau. Les joutes pourront opposés au choix deux adversaires ou bien quatre en relais. Les relais permettront notamment à certains personnages de fusionner entre eux à l’aide d’une combinaison précise de touches.
Dans un premier temps, votre priorité sera de réaliser un Scan pour localiser et verrouiller votre adversaire. Une fois celui-ci dans votre ligne de mire vous pourrez déplacer votre personnage dans sa direction par la simple pression d’un bouton. Il est d’ailleurs bon de noter que les incessants problèmes de caméra du premier épisode sont, pour la plupart, résolus. Certes ce n’est pas encore parfait mais l’action gagne en visibilité et les angles de vue sont nettement moins capricieux qu’auparavant.
Une fois au corps à corps vous pourrez réaliser toutes sortes de combinaisons de poing et de pied, certains pouvant d’ailleurs être charger pour envoyer votre ennemi au loin. Il sera alors possible de le poursuivre ou de vous téléporter à côté de lui pour enchainer toujours plus de coups. La personne devant se défendre pourra bien sur parer les attaques voire même se téléporter à son tour dans le dos de son opposant.
A distance il sera également possible de malmener son ennemi par l’intermédiaire de diverses boules d’énergies ou bien encore des attaques encore plus dévastatrices. Elles nécessiteront cependant de charger au préalable notre réserve de Ki sous pleine de devoir se limiter à du corps à corps.
Les possibilités de jeu sont nombreuses et il sera d’autant plus difficile de toutes les maîtriser. En effet, les commandes sont relativement complexes, les combos les plus avancés demanderont énormément de pratique et certaines combinaisons sont loin d’être instinctives. Même l’inertie de notre personnage à pleine vitesse sera dure à dompter dans un premier temps. Si l’on peut regretter ce manque d’accessibilité qui pourra certainement décourager le néophyte peu habitué à ce genre de jeu il faut tout de même reconnaître qu’une fois la bête bien en main le jeu se révèle plus qu’agréable. Les stratégies de combat sont conséquentes et aucune partie ne ressemblera à une autre. De plus certains détails viennent encore ajouter de la richesse au gameplay comme les cyborgs ayant une jauge de Ki se restaurant d’elle-même ainsi qu’une impossibilité de les détecter si ils se trouvent hors de notre champs de vision, et oui les cyborgs n’ont pas d’aura, c’est bien connu !
Faire valser son ennemi à des dizaines de mètres de nous, le rêve de tous fans.
Dragon sacré, je souhaite avoir une conclusion !
Que retenir en définitive de ce deuxième opus ? Tout simplement une suite de qualité, elle apporte un contenu plus important que son aînée avec, entre autre, un nombre de personnage assez affolant puisque l’on atteint ici le chiffre énorme de 120 avatars disponibles si l’on compte l’ensemble des transformations et autres fusions. La réalisation technique quant à elle se révèle également un cran au dessus même si il n’y a pas d’évolution marquante à signaler.
En bref si les bases restent les mêmes le jeu a su s’étoffer en améliorant au passage quelques points gênant, reste cependant une localisation PAL toujours aussi déplorable et un mode Aventure redondant. Mais ne vous y trompez pas, tous fans qui se respecte se doit de posséder cet hommage au plus grand Shonen de tous les temps, à moins bien sur d’attendre le prochain épisode qui promet d’être encore plus ambitieux.
Les plus :
- Une réalisation fidèle au manga
- Un gameplay riche et plus profond que l’on peut le croire
- Une durée de vie conséquente
- Enormément de personnages jouables
Les moins :
- L’absence des musiques originales, une honte
- Une prise en main difficile
- Un mode Aventure lourdingue
Note Finale : 16/20
Les personnages n’ayant pas la possibilité de voler essaye de se maintenir en l’air tant bien que mal.