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» Shadow The Hedgehog



Sega aime parfois prendre des risques. Concepts originaux qui ne plairont qu'à une minorité de joueurs, ou utilisation particulière de l'une de leur license, tout y passe dans la firme du hérisson bleu, que la qualité soit présente ou pas. L'année 2005 est l'une des années où Sega, n'y allons pas par 4 chemins, pète un câble, en annonçant Shadow The Hedgehog sur PS2, GC et X-Box. La particularité du jeu ? Inclure des armes et des véhicules dans le gameplay des Sonic 3D tel que l'on connaît depuis Sonic Adventure premier du nom, avec aux commandes, Shadow le hérisson noir au passé tourmenté de Sonic Adventure 2. Il y a 16 ans de cela, même Yuji Naka n'aurait jamais imaginé ça ...

The Fake Hedgehog is back


Tous les 50 ans, une comète passe près de la Terre, lieu où réside toute la bande à Sonic. Sauf que cette fois ci, elle emmène avec elle une bande d'aliens belliqueux et moches qui débarque sur la planète, et commence à mettre la ville à feu et à sang. Shadow, qui passait dans le coin et ayant toujours un problème de mémoire depuis Sonic Heroes, reçoit un mystérieux message venant de la part de Black Doom, chef des aliens qui semble le connaître, lui demandant de lui ramener, « comme prévu », les 7 fameuses émeraudes du Chaos. Shadow, tiraillé entre les bribes de son passé, l’attaque de la terre par les aliens et l’étrange demande de Black Doom, décide de faire cavalier seul, et devra se frayer un chemin dans cette simili guerre entre humain et aliens, quitte à utiliser la manière forte, afin de mettre fin à tout ça, et éclaircir les choses concernant son passé.

Oui, vous ne rêvez pas, vous lisez bien le synopsis de Shadow The Hedgehog, un spin-off de la série Sonic. C’est la première chose qui choque, surprends, nous interpelle quand on commence le jeu... Univers sombre, étrange et « violent », peu habituel vis à vis des jeux précédents, voilà ce qui vous attend dans Shadow The Hedgehog. Bien sûr, ne nous leurrons pas, le scénario ne vole pas bien haut, comme l'a toujours été le scénario de chaque Sonic. Tel un épisode de Stargate que l'on ne suit pas pour son scénario, mais pour son ambiance, ses personnages et certaines situations bien senties, avec quelques épisodes cultes à la clé; les Sonic suivent la même logique : des situations parfois vues et revues, du clichés bien gras, un scénario simpliste, mais le tout est quand même plaisant à parcourir, suffisamment efficace pour accrocher un minimum le joueur. Et dans les 2 cas, il y a un black avec des marques en fonction de son origine, qui utilise des armes extraterrestres, tout en tirant toujours la même tronche au fil des épisodes. Alors finalement, en progressant dans le jeu, le scénario se révèle plutôt « sympathique » et agréable à suivre, il fait de nombreuses références et liens entres les anciens opus 3D en restant un minimum cohérent, chose peu évidente après le scénario fantomatique de Sonic Heroes.

De ce fait, Sega a essayé de développer le coté « scénaristique » de son jeu avec un système « d’embranchement » pour la progression entre les niveaux pour multiplier les points de vue sur la mythologie Sonic au travers des yeux de Shadow. Cela se traduit de la manière suivante. Lorsque que vous êtes en pleins niveau, vous avez généralement la possibilité de le finir de 3 (parfois 2) manières différentes. Pour faire simple, on peut finir un stage en finissant coté « gentil », « méchant » ou « neutre ». C’est alors qu’en fonction de ce choix, le stage suivant changera, ne sera jamais le même selon la fin que vous avez choisit. Au final, en fonction de vos choix, ce n’est pas moins de 22 niveaux différents (ou presque), pour un total de 11 fins alternatives qui vous attendent dans Shadow The Hedgehog. Un chiffre non négligeable, un point fort du jeu tout de même, qui assure une durée de vie à peu près correct, pour peu qu'on aime refaire certains niveaux de nombreuses fois, afin d'en débloquer de nouveaux via le système d'embranchement...

Cependant, on peut regretter le manque de profondeur dans ce système de choix entre le bien et le mal... C'est tout simplement très limité. Lors d'un stage, vous pouvez réaliser 3 voir 2 objectifs différents pour choisir votre destiné, en accomplissant la mission donné par les différents protagonistes du jeu (Eggman, Black Doom, Sonic etc.). Là où cela pose problème, c'est qu'au delà du choix du prochain niveau, choisir la voie "mauvaise", "neutre" ou "bonne" n'aura aucune conséquence sur la suite. On aurait aimé, par exemple, que le camp que l'on aide dans plusieurs niveaux, ne nous attaque pas dans les niveaux suivants... Mais rien de tout ça. On choisit bêtement son prochain niveau en fonction de ses envies, ou pour débloquer les 10 fins de bases, sans que nos choix aient de vraies conséquences... Cela semble mineur comme détail, mais on ressent au final une sensation de gâchis, surtout avec ce genre de concept dans un dérivé de Sonic. Dommage que Sega ait un peu trop insisté dessus pour faire la promotion de son jeu, vu le résultat...

Eh Marcel, je tire ou je me mets en boule ?


En dehors du principe d’embranchement, la principale nouveauté apportée par Shadow The Hedgehog vis à vis des jeux estampillés Sonic, c’est l’implémentation des armes. Voilà, la phrase qui a fait polémique au sein des joueurs à l'époque est lâchée. Le héros, Shadow, a la possibilité de manipuler des armes à feu, des armes blanches, ainsi que quelques véhicules.

Le gameplay se veut très similaire aux anciens Sonic 3D, c’est à dire un jeu de plate forme à grande vitesse où le but est de partir du point A et foncer au point B, avec cette fois ci la possibilité d’avoir des armes avec soi. Shadow pourra se les procurer un peu partout à travers les niveaux, ou les récupérer sur la plupart des ennemis qu’il aura vaincus. Simple pistolet, épée, lance-grenade, bazooka, mitraillette ou même Gatling qui fait 3 fois la taille de Shadow, voir même armes extraterrestres (et j'en passe), voilà l’arsenal qui vous attends tout au long du jeu.

C'est véritablement un bon point pour le jeu, qui offre aux joueurs un large panel d'arme pour progresser dans le jeu, et aborder certaines situations de plusieurs façons, selon l'arme choisir au cours du niveau. Le maniement des armes est plutôt simple, mais pas sans défauts. Dans le jeu, il n'y a pas de lock manuel façon GTA, on devrait se débrouiller avec un ciblage semi-automatique, c'est à dire que vos tirs se dirigeront en fonction de la cible la plus proche. Spin off de Sonic oblige, il est aussi possible de tirer tout en courant à tout allure afin de nettoyer le chemin sur son passage éclair... Le problème principal d'un tel système de visée, c'est quand il faut (et ça arrive quelques fois) viser un ennemi en particulier. Difficile de viser un tel ennemi sans trop se rapprocher et tirer a coté sans le vouloir. L'avantage, c'est que ça permet généralement de nettoyer rapidement une zone, contribuant au coté bourrin du jeu. Une touche pour un lock façon GTA3 aurait tout de même été très appréciable.


Alors globalement, le système fonctionne assez bien malgré son imprécision somme toute relative, rendant le jeu rapide, bourrin et parfois jouissif. Pas mal d'éléments du décor en partie destructibles, pleins d'ennemis à combattre et de nombreux évènements permettent de relancer et dynamiser constamment la progression avec une certaine efficacité. Cependant, dût à cette action frénétique, l'action devient parfois confuse, avec un héros et des ennemis pas toujours évident à repérer, avec les multiples explosions dont Sega n'a pas lésiné sur la sauce pour en foutre plein la vue. On peut d'ailleurs regretter la présence de quelques problèmes de caméras de temps à autre, même s'ils ne sont pas aussi gênant que ceux d'un Sonic Adventure, mais rendant l'action un peu plus bordélique qu'elle ne l'est déjà.

Alors pour ceux qui seraient réfractaire aux armes, il faut savoir que le jeu peut aussi se jouer (en partie) "à l'ancienne", comme les anciens Sonic 3D, sans armes. Pas de dépaysement au rendez vous, les habitués des Sonic Adventure et autres Sonic Heroes seront en terrain connu avec Shadow The Hedgehog, puisqu'au delà des armes, le gameplay est très proche des Sonic précédents. Le fameux « Light Dash », l’action qui permet de suivre une ligne d’anneaux, le « Spin Dash » , l’attaque roulé boulé typique de Sonic, le « Homing Attack » , l’attaque autoguidé qui s’effectue en appuyant 2 fois sur Sauter et j’en passe et des meilleurs, sont toujours là. D'ailleurs, un bon point, certains mouvements ont été améliorés par rapports aux jeux précédents, rendant la progression encore plus agréable : désormais, les fameuses lignes d'anneaux permettant le Light Dash seront toujours utilisable, même après les avoir récupérés (Les anneaux restent sous une forme « fantôme »), le Homing Attack est plus précis, et surtout, le changement de rails, qui avait frustrer des milliers de joueurs dans Sonic Adventure 2 et Sonic Heroes, est enfin devenu « parfait » car on peut enfin changer de rails en pleines courses, sans prendre le risque de tomber bêtement dans le vide. Cependant, il serait dommage de se passer des armes et autres capacités de Shadow, car il faut l’admettre, c’est ce qui fait la particularité et le point fort du gameplay du jeu. Et puis de toute façon, certains passages nécessiteront obligatoirement l’utilisation de certaines armes... Autant y prendre goût rapidement.

Mais dans les 2 cas, on peut regretter Shadow ne soit pas évident à contrôler, avec cette sensation de savonnette sous les pieds. Shadow glisse, c’est évident, et ça se ressent. Il n’est pas toujours facile de passer certains passages « plate-forme », ou simplement d’esquiver certaines attaques. Shadow est quand même jouable, on arrive a s‘en sortir, non pas sans difficulté certes, mais il est regrettable de voir une jouabilité perfectible pour des broutilles... Manque de temps pour peaufiner le jeu ? Fort possible.


Au menu des autres nouveautés, mais dans les moins réussi, je demande les véhicules. Peu nombreux, mais bien présent, les véhicules sont une nouvelle idée vraiment gâchée par des détails stupides. Shadow aura la possibilité de prendre possession de plusieurs types de véhicules : Jeep, voiture blindé, moto et aussi quelques robots bipèdes soient armés, soient permettant de grands sauts. Le problème, c’est pour la plupart, l’absence d’une physique un minimum crédible. Ce qui gâche vraiment tout, c’est le fait que les véhicules ne réagissent quasiment pas aux décors qu’ils rencontrent. Foncer dans un mur, un vulgaire obstacle avec une voiture la fera stopper net sans préavis. Essayer de prendre un tremplin avec une moto n’aura aucun effet, la moto retombera aussitôt sur le sol en ayant quasiment pas décollé. De petites choses qui rendent ces passages relativement ennuyeux à faire. Néanmoins, le seul avantage des véhicules... c’est qu’on peut s’en passer. Sega a eu la bonne idée (involontaire ?) de ne pas rendre obligatoire leur utilisation. Il est alors bien plus agréable, aussi étonnant soit-il, de foncer au travers d’une ville en flamme avec une Gatling à la main que d’essayer de la traverser avec une moto qui réagit aussi bien qu’un joueur de DDR essayant de péter les scores en étant alcoolique.

Autre petite alternative aux véhicules, le jeu propose quelques (rares) phases de Shoot Them Up a bord d’un alien volant, où il faut abattre les ennemis volant qui foncent vers nous en les ciblant avec la touche de tir. Phases très courtes et plutôt rare (pour ceux qui n‘aiment pas, c‘est mieux), elles se révèlent assez jouissive puisque restant dans l‘esprit du jeu, c‘est à dire bourrin à souhait, malgré une jouabilité un peu « lourde », le maniement de la bestiole n’étant pas toujours optimale. Une sorte de clin d’oeil gentillet, sans vraiment atteindre l’original, envers Panzer Dragoon, sans doute...

Pour en finir sur le gameplay, un Shadow ne serait pas Shadow sans ces pouvoirs. Il possède 2 pouvoirs, représentés par 2 barres respectivement rouge et bleu en haut de l’écran. A chaque fois que Shadow tue (ou presque) un ennemi, l’une des 2 barres se remplit au fur et à mesure, en fonction du camp de l’adversaire. Si Shadow tue un alien, il fera augmenter la jauge bleue, qui représente « le Bien », et vice-versa avec la barre rouge, qui représente « le Mal ». Une fois qu’une barre est pleine, il est possible via une touche d’activer le pouvoir correspondant. La barre rouge déclenche une onde de choc balayant tout les ennemis au alentour. La barre bleue déclenche une sorte d’accélération qui nous fait avancer automatiquement dans le niveau et ce, très rapidement (avec une petite variante pendant les boss, où la barre bleue déclenche un ralenti façon Matrix). Un système sympathique, qui peut se révéler utile pendant certaines missions. Tout le contraire des véhicules donc...

Shadow Adventure 2


C’est un peu ça en fait la particularité de Shadow : proposer une vision différente d’une base connue de tous. Là est le paradoxe : Shadow respecte pourtant (et même mieux que d’autres jeux Sonic !) tout les codes graphiques et vidéoludique des Sonic 3D, en proposant sa propre touche personnelle.

Le jeu aurait pu aussi s’appeler « Sonic The Hedgehog », tant certains détails font penser à du Sonic pur souche. Les thèmes graphique utilisés pour la plupart des niveaux sont les mêmes qu’un Sonic classique: Jungle, ville, espace, casino, désert et j’en passe sont tous présent dans le jeu. Malgré tout, le jeu arrive à tirer quelque peu son originalité avec quelques niveaux bien sentis, limite culte, autant dans leurs constructions que dans leurs aspects techniques. Par exemple, l’un des niveaux n’est ni plus ni moins qu’un énorme clin d’oeil au film Tron, qui se déroule dans un univers virtuel, avec des couleurs fluorescentes qui en mettent pleins les yeux avec un level design qui part dans tout les sens. C’est ce genre de détails qui font que certains stages sont très plaisant à parcourir, proposant alors une ambiance bien particulière, dont Sega assure au moins à chaque épisode et dérivé de sa franchise.

Malheureusement... on n’en peut pas dire que les objectifs de missions soient particulièrement motivants pour parcourir chaque niveau. Probablement LE défaut du jeu, celui qui va en décourager plus d’un à recommencer l’histoire plusieurs fois pour tout débloquer. Je ne comprendrais jamais ce qui est passé par la tête de la Sonic Team US pour nous avoir pondu des missions avec des objectifs aussi ennuyeux que répétitifs. Détruire 30 bombes à travers tout le niveau, vaincre 30 à 60 ennemis dans une sorte de labyrinthe, finir un niveau en quelques minutes, récupérer 500 anneaux tels sont les objectifs « farfelus », mais surtout inintéressants que propose Shadow The Hedgehog. Si la plupart d’entre eux sont plutôt facile et rapide à finir, à défaut d’être réellement motivant, d’autres sont carrément décourageants, nous poussant presque obligatoirement à faire un autre objectif pour quitter le niveau au plus vite, sous peine de péter les plombs, parce qu’on met 30 minutes à trouver le dernier péquenot sur 60 dans un niveau gigantesque. Couplé à un level design aléatoire, avec des niveaux assez bon, agréable à parcourir; et des niveaux peu accueillant, bourrés de vide et d’ennemi mal placés, Shadow The Hedgehog pourrait en refroidir plus d’un, et ça se comprend...





Shadow The Hedgehog gameplay (Network Shonen)
envoyé par network-shonen



Graphisme: 14/20
- Shadow The Hedgehog n’est peut être pas le meilleur représentant du genre, mais il tient correctement la route. Le jeu, dans sa version GC, est très fluide, à peu d’aliasing, dispose de très jolis effets de lumières, effets de flou, le tout dans des niveaux suffisamment variés. L’ambiance de certains niveaux est vraiment très bonne, bien que la plupart des choix esthétique ne pourront pas toujours plaire à tous.

Jouabilité: 13/20
- Ceux qui avaient aimé les Sonic 3D précédents ne seront pas trop déboussolés. L’ajout des armes et des véhicules est une bonne idée en soi, et le résultat final est très correct. Le rythme de jeu est très soutenu, le gameplay très bourrin, mais manque globalement de précision, autant dans la visée, que dans les déplacements. Des soucis de caméra ne viennent malheureusement pas arranger les choses...

Durée de vie: 13/20
- 22 niveaux, 11 fins différentes et des centaines d’embranchements vous attendent dans Shadow The Hedgehog. Cependant, les défauts de level design et le manque d’intérêt de certains niveaux feront que qu’une partie des joueurs n’aura pas la patience nécessaire pour en venir entièrement à bout. Oubliez le mode 2 joueurs, complètement inutile et raté.

Bande-son: 13/20
- Bien que les musiques chantées vaillent leurs pesants de cacahuètes, on ne peut pas en dire autant du reste. Quelques musiques arrivent à tirer leurs épingles du jeu, mais la plupart, sans être foncièrement mauvaise, se révèlent trop banales pour se distinguer correctement de la masse. De plus, l’absence des voix japonaise dans les versions US et PAL du jeu se font cruellement ressentir, tellement, à part Shadow, les voix américaines sont plates et sans vie.


Les + :
- Le concept qui a le mérite d'être original
- L’arsenal
- Quelques très bons niveaux, autant dans leurs ambiances, que dans la progression
- De jolis effets de lumières
- L'histoire, avec ses multiples fins différentes
- Le système d'embranchements
- Les phases "Shoot Them Up"
- Les thèmes musicaux chantés

Les - :
- Quelques soucis de caméra
- Jouabilité parfois imprécise
- Le concept du choix entre le Bien et le Mal sous exploité
- Les véhicules
- Un boss de fin à jeter
- L'intérêt douteux de certaines missions
- Inégalités dans la qualité des niveaux
- Pas de voix Japonaise
- Multijoueur inutile
- Finir 10 fois le mode Histoire pour voir la vraie fin
- Ralentissements (version PS2)

Note finale: 13/20:


Shadow The Hedgehog n’est peut être pas le Hit qu’on aurait aimé avoir à cause, entre autre, d’un gameplay pas toujours au point, d’un intérêt de jeu en dent de scie et des graphismes peut être pas à la hauteur; mais mérite tout de même l’attention des joueurs, ne serait-ce que pour se rendre compte du délire dans lequel Sega s’est jeté. Et rien que pour ça, il en vaut largement la chandelle.
écrit par Pso

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