Editeur: Konami
Développeur: Konami Production
Type: Infiltration/action
Date de sortie: 12 juin 2008
Il existe des grands noms du jeu vidéo tel que Miyamoto, Mikami ou encore Kojima. Mais qu’a-t-il fait celui là déjà ? Oh 3 fois rien… des jeux comme Boktaï (youhou j’ai le soleil dans la main et faut jouer dans le jardin), Policenauts (jeu d’aventure spatial), ou encore Z.O.E (mais si ! les robots super classe qui se mettent sur la gueule à coup d’effet de lumière à damner un épileptique). Et il a aussi fait un truc ! Mais alors un truc ! Une série de jeu d’infiltration ! Commencé sur MSX, tous le monde a le nom en tête (surtout que c’est dans le titre), je veux bien sur parler des Metal Gear. Et plus précisément du dernier épisode de la saga Snake, j’ai nommé Metal Gear Solid 4.
Bon après cette intro où je me suis un peu épancher, taillons dans le vif de l’histoire. Nous sommes aux environs de 2014, le monde à trouvé un nouveau moyen de réguler son économie, la Guerre. Mais pas n’importe laquelle, une Guerre stérile, sous contrôle. Le contrôle des Patriotes. Les armées n’existent presque plus: il ne reste que les mercenaires, des PMCs (Private Military Corporation), où chaque soldat a son équipement personnel, qui ne répond qu’a sa biométrie (les nano machines de son corps). Snake lui vit loin de la guerre, mais ce sont des jours sombres. Alors qu’il approche de la quarantaine, son corps en parait soixante, la raison reste inconnu. Mais le champ de bataille l’appelle à nouveau… Liquid son frère, ayant pris possession du corps d’Ocelot, a sous sa coupe les plus grandes PMCs du monde et se prépare à mener une insurrection. Revoilà Snake sous les ordres du Colonel, s’enfonçant avec l’appui d’Otacon dans le moyen orient afin de tuer Liquid.
Ah il a bien changé notre héros...
Sur cette base va se dérouler alors, un scénario juste énorme qui répondra à toutes les questions de la saga. Snake retrouvera ses alliés comme ses ennemis, hanté par le passé à chaque pas. Les ennemis parlons en, cette fois Snake fera face au Beauty and the Beast. Quatuor de femme traumatisées par la guerre, et devenues la guerre elle-même. Elles sont d’énorme clin d’œil au précédent jeu, disposant d’une émotion (comme les boss du 3) et d’un d’animal (comme ceux du 1) en guise de nom de code. Néanmoins elles n’ont toujours pas la puissance émotionnel des boss du 1 qui pour restent inégalé jusqu’à présent, à mon goût. Leurs histoires comme celles des autres personnages défilera au long des heures de cinématiques que contient le jeu, au cours desquels Kojima vous fera ressentir un florilège d’émotions. Mais comme pour MGS2 en son temps le 4, renferme une quantité énorme de cinématiques. Presque équivalente (voir surpassant) au temps de jeu. Ce qui réserve un peu plus le jeu à un fan ou quelqu’un pleinement conscient qu’il s’apprête à jouer à une sorte de film interactif en cinq actes. Correspondant chacun à un lieu de jeu différents.
The situation critique : alarme déclenchée, plus d'endurance, stress quasi-maximal
Parlons peu, parlons gameplay. Qui à mon sens est juste le meilleur de la série (normal ^^’). Comme toujours les gâchettes L2/R2 gèrent les objets, une pression simple pour équiper le dernier objet utilisé, en maintenant vous pourrez choisir l’objet. A l’image du 3 vous devrez d’abord équiper les objets par l’intermédiaire d’un menu, mais cette fois vous avez un nombre d’objet équipables limité. L1 sert a braquer son arme, R1 permet de tirer ou d’utiliser le CQC (si vous n’appuyer pas sur L1), triangle est la touche d’action, rond pour recharger et croix pour ramper. Concernant la panoplie de mouvement elle s’est considérablement étoffée : vous pouvez faire le mort, onduler lentement sur le sol (tel un serpent), faire des roulades de coté, debout comme allongé, vous placer dos au sol et tirer, etc… Rayon nouveauté, la possibilité de fouiller les soldats alors qu’ils sont au sol ou que vous les braquez. L’ajout du metal gear MK.II, petit robot télécommandé capable de se rendre invisible, d’électrocuter un adversaire ou de désarmer un piège. Autre nouveauté, l’anneau de menace qui vient remplacer le radar. Il s’agit d’un rond blanc qui par un jeu de déformation et de couleur représente la proximité et le niveau de danger des PNJs. On remarque aussi l’octocamo, véritable tenue de caméléon vous permettant par simple contact avec une structure de prendre sa texture, la version high tech des camouflages du 3. Rayon arme vous disposez d’un large choix (69 armes), étant donnée que chaque arme ne peut être utilisée que par le soldat auquel elle appartient, vous devrez passer par un trafiquant d’arme qui « blanchira » et customisera votre arme moyennant finances, que vous obtiendrez en revendant les armes laissées par les soldats au cours de la guerre, soit les conditions d’obtention de l’arme: tuer ou endormir un soldat applique un coefficient différent pour la revente de l’arme. Mais point de souci car tout ceci se fait automatiquement sans plus d’action de votre part. Enfin la jauge de stress, qui augmentera en fonction de vos conditions de combat et d'autres facteurs (alarme déclenchée, blessure, exposition au soleil, équipement trop lourd), et qui influencera sur votre capacité à viser, et à régénérer votre santé et votre endurance.
achetez mes beaux fusils pas cher!
Si l’on lorgne un peu du coté du visuel que dire ? Eh bien, c’est impressionnant! Chaque lieu a son identité propre, de la ville aux ruine, aux foret verdoyantes, en passant par une ville austère, etc… Les textures frisent la perfection, et même si des défauts peuvent subsister, on reste impressionné, surtout devant les capacités de l’octocammo à se fondre dans le décor. Après on peut être déçu devant certains effets spéciaux nous laissant quelque peu dubitatif, un aliasing qui reste malheureusement présent. Mais forcé de dire que le titre impressionne dans sa globalité. Le chara-design est juste puissant, les héros sont ici fait avec de vrai morceau de charisme dedans, Snake malgré son vieillissement garde en prestance et force le respect, Vamp est plus envoutant encore que dans le 2, un véritable plaisir.
Les deux "immortels" du jeu, ou comment avoir des combat visuellement impressionnants mais quand même un peu "too much"...
Ajoutez à cela une bande son impeccable, faite au petit oignions afin de vous immerger un peu plus. Des bruit de la bataille, au chant des oiseaux, au bruit de l’eau ou encore le vent, jusqu’au bruit des être qui vous entoure, bruit de pas, communication par radio. L’ambiance laissant place aux différents thèmes musicaux selon votre phase d’alerte, le boss ou encore la cinématique que vous regardez. Et quels thèmes ! Le travail d’Harry Gregson-Williams et Nobuko Toda somptueux. Et enrobez le tout avec un doublage américain tout simplement impressionnant, pour achever le travail.
Mon avis :
Le soft est la parfaite conclusion de la saga Snake, est dispose d’une réalisation d’excellente qualité. Après on peut toujours lui reprocher son énorme inégalité entre le temps de jeu et de cinématique (un ratio proche du 60 jeu/40 film), et le petit coté "too much" dans les actions des persos, Raiden et Vamp en tête. Sinon afin de disposer d’un minimum de plaisir de jeu il faut comme avec tous les jeux actuels délaisser les modes de difficulté inférieurs, même si cela n’augmente que le temps de réaction des soldats leur IA restant quand même perfectible. Le jeu reste néanmoins un énorme cadeau de Kojima aux fans de la série et un baroud d’honneur explosif pour son héros. Enfin malgré la note que j’attribue, il faut bien comprendre que le jeu s’adresse d’abord au fan de la série. Même s’il reste accessible aux badauds, ces derniers risquent d’être rebutés par la place laissée aux cinématiques.
Les points positifs :
- Le scénario
- La réalisation globale
- Le gameplay
- Euh, c’est MGS !! (argument non recevable)
Les points négatifs :
- Le ratio jeu/cinématique (même si tout dépend avant tout de votre point de vue)
- Quelques effets légers, et quelques imperfections
- Le coté "too much" de certaine situation
Note finale : 16/20